Recherches historiques sur la Sainte Ampoule
LACATTE-JOLTROIS
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Le savant abbé de Vertot n'a pas craint d'exercer sa plume pour la défense de la Sainte Ampoule ; et malgré les difficultés qu'offrait un sujet tant de fois rebattu ; il aborde franchement la question et commence sa dissertation de cette manière : "Le ciel, au baptême du grand Clovis, se déclara d'une manière toute particulière en faveur de ce prince et de ses successeurs , et par préférence à tous les monarques de la terre."
Ruhl, l'agent d'une assemblée régicide, se rendit exprès à Reims pour détruire la relique d'une monarchie de droit divin qu'on avait trop d'intérêt à faire oublier.
La Convention crut bien avoir détruit totalement la Sainte Ampoule ; mais elle se trompa dans cette circonstance comme dans beaucoup d'autres.
Arrivé le 6 octobre 1793, Ruhl ordonne que le reliquaire lui soit "remis le lendemain à deux heures de relevées pour être brisé sur la place Nationale en et que sa poussière soit jetée au vent."
Mais l'officier municipal eut soin de conserver, ainsi que le curé de la paroisse, et chacun de son côté, les parcelles du baume qu'ils en avaient retirées.
Ce n'est pas tout : un habitant de Reims qui se trouvait sur la place en ramassa des fragments et les conserva jusqu'au moment de l'enquête qui eut lieu par la suite, savoir le 25 janvier 1819 on parvint non-seulement à reconnaître la quantité des "parcelles renfermées dans une boëte." selon trois copies du procès-verbal (pp. 6 à 39, passim).