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La jalousie est sur le mode de l'être, l'envie sur le mode de l'avoir ; la jalousie est soupçon et querelle, l'envie est perfidie et bassesse. Mais ce qui les distingue mieux encore, c'est que l'envie est toujours bilieuse et maligne ; elle est l'un des péchés mortels ; tandis qu'il est de certaines jalousies qui sont très-estimables : une femme, un homme de bien est à bon droit jaloux de son honneur, de sa renommée, comme on disait ; un catholique vrai est jaloux de la Tradition de l'église, il ne s'en laisse pas conter ; jalousie vient du grec ancien "zelon" (zèle).
L'abbé Monteuuis note que tous les hommes sont "capables de tomber dans ces inconséquences plus ou moins graves", mais que "Saint François d'Assise semble pourtant avoir été une exception à cette règle et fait mentir le proverbe ; car il fut, dès le lendemain de sa conversion, le saint et l'apôtre d'Assise, dont les habitants se montrèrent dociles à son appel et à ses conseils ; dont tous favorisèrent les oeuvres, sans l'ombre d'une jalousie, et avec une sainte émulation du bien et du mieux.
L'explication de cette faveur populaire est, croyons-nous, dans la pauvreté, l'humilité, l'effacement du Poverello d'Assise, dans son mépris de la gloire, qui ne permettaient pas de le considérer comme un rival ou de concevoir à son égard même l'ombre d'une jalousie."
L'ouvrage de l'Abbé Monteuuis est riche de quantité d'anecdotes et de portraits, empruntés soit à la grande histoire, soit aux légendes, soit au jour le jour. Donnant de la sorte à son lecteur de disposer d'une somme d'esquisses qu'il ne reste plus qu'à mettre en peinture.