Weygand mon père
WEYGAND (Jacques)
14.00 €
Epuisé
Une naissance entourée de mystère semblait destiner Maxime Weygand à une vie effacée ; des dons exceptionnels l'ont, au contraire, mis de bonne heure sur le devant de la scène. Avec Foch d'abord, en Pologne et en Syrie ensuite, à la tête de l'armée enfin.
Lorsque la limite d'âge l'atteignit, en janvier 1935, cinquante années de cette vie bien remplie avaient été consacrées à l'armée et au pays et l'ancien généralissime n'aspirait plus qu'à la retraite, afin d'écrire - toujours pour exalter la grandeur de la France.
Mais les événements allaient bouleverser ses projets. Le 19 mai 1940, il acceptait de prendre, dans des conditions dramatiques, la succession de Gamelin. Tous ses efforts pour rétablir la situation furent vains et, pour sauver de la destruction une armée à l'hallali, il se résigna à demander à l'ennemi une suspension d'armes.
A Vichy comme à Alger, il employa ce répit à préparer la revanche ; on ne lui laissa pas le temps de mener son oeuvre à bien et, en novembre 1942, il était enlevé par la Gestapo et interné en Allemagne. Les forces alliées l'avaient à peine délivré que le général de Gaulle l'arrêtait à son tour. La limpidité de sa conduite lui permit de surmonter cette ultime épreuve et sa vie put se terminer comme il le désirait, dans le travail et la prière.
De cette carrière longue et variée, quelques phases cristallisent l'attention du public : le roman de la naissance, les triomphes de Rethondes 1918 et de Varsovie, le drame de Rethondes 1940, le sursaut africain de 1941. Mais une existence de quatre-vingt-dix-neuf ans n'est pas faite que d'épisodes ; celle de Maxime Weygand est une trame continue, tissue d'efforts et de vertus.
C'est ce que Jacques Weygand a voulu nous dire dans un livre objectif, direct et cependant mesuré, rempli de correspondances intimes et de documents inédits. A travers la vie de son père, il fait revivre un siècle de l'histoire de la France.