Pèlerinages de Tradition
FONTAINE (Rémi)
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L'enfant espérance !
"La petite espérance s'avance entre ses deux grandes soeurs et on ne prend seulement pas garde à elle. Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur le chemin raboteux du salut, sur la route interminable, sur la route entre ses deux soeurs la petite espérance s'avance. Et au milieu entre ses deux grandes soeurs elle a
l'air de se laisser traîner. Comme une enfant qui n'aurait pas la force de marcher. Et qu'on traînerait sur cette route malgré elle. Et en réalité c'est elle qui fait marcher les deux autres. Et qui les traîne. Et qui fait marcher tout le monde. Et qui le traîne. Il faut que la chrétienté continue." Charles Péguy. 

Quelle différence entre ce jeune pèlerin de Czestochowa qui porte symboliquement sa petite croix de bois et cette fillette (en page 115) du pèlerinage de Chartres ? Aucune, semble-t-il. Sinon que le premier marche envers et contre son dictateur. La seconde envers et contre son évêque ! Car c'est l'Église officielle qui, en France, réitère les ukases habituels du communisme en Pologne, contre ce qu'ils appellent une religion du passé, superstitieuse et populaire. Les chapitres de ce livre montrent assez l'ostracisme dont sont victimes les catholiques de tradition en raison de leur attachement à la foi de toujours. Ce sont les nouvelles catacombes. Les catacombes occidentales. Elles ne sont pas en terre. Elles sont fabriquées par la ténébreuse alliance de l'épiscopat et de l'information, d'accord pour occulter ces "dévotions infantilisantes" ! Pourtant les fantassins de Notre Dame ne sont nullement clandestins. Ils se manifestent et pérégrinent au grand jour, comme en Pologne. Ils ne se cachent pas. On veut pourtant les dissimuler : On leur refuse l'accès aux media comme aux lieux saints de leurs aïeux. Mais pas plus que les communistes en Pologne, ni la désinformation ni les évêques prévaricateurs ne parviennent à mettre au tombeau la religion de nos pères. Les pèlerinages de tradition en témoignent.
Ils attirent en nombre toujours plus grand la jeunesse enthousiaste d'une Chrétienté renouvelée vers Celui qui est la Route. Si "l'autodestruction de l'Église" (dont parlait déjà Paul VI) rend aujourd'hui tragique la convergence apparente entre le nécessaire et l'impossible, ces jeunes en marche de part et d'autre du rideau de fer font espérance à Dieu, comme dit Péguy. Et notre foi et notre charité sont entraînées par un enfant :
"Tout, quand vous voulez, Seigneur, est possible,
L'enfant Espérance a joint les deux mains.
Je remets, Seigneur, aux plis de sa robe
La peine des miens, l'étreinte du coeur."
Robert Brasillach.