Apprendre à lire et à écrire - Bilan critique et propositions
WETTSTEIN-BADOUR (G), BOSSET (F) CHENAUX (J.-Ph.)
22.00 €
Disponible en stock
Des milliers d'enfants ont été piégés comme des cobayes dans les "expériences" menées à partir de 1979 dans le Canton de Vaud et, dès le début des années 80, dans le reste de la Suisse romande sous prétexte de "rénovation" de l'enseignement du français. La "bataille du nouveau français", comme l'ont appelée ses détracteurs, a été ponctuée de violences verbales confinant parfois au terrorisme intellectuel, sans parler des pressions et des intimidations exercées sur les enseignants par leur propre hiérarchie, surtout dans le Canton de Vaud. "Les cours de recyclage, témoigne aujourd'hui une enseignante vaudoise, ressemblaient étrangement à des séances de lavage de cerveau dignes de dictatures".
La diminution du nombre d'heures consacrées au français et l'abandon de méthodes d'enseignement structurées, systématiques, explicites et directives au profit d'une démarche socioconstructiviste "centrée sur l'apprenant", ont ajouté à la dégradation de l'apprentissage du langage écrit (lecture, écriture, orthographe).
D'où venaient ces prétendues réformes ? Quels en ont été les effets mesurables ? Un quart de siècle plus tard, il est temps de dresser un bilan des "années de plomb".
C'est aussi le moment de prendre connaissance des travaux de la recherche dans le domaine des neurosciences, qui permettent de démontrer pourquoi les méthodes modernes d'apprentissage doivent aller du plus simple (la lettre et la syllabe) au plus complexe (le mot et la phrase) . II se trouve que nos anciens avaient découvert cela par l'expérience et le bon sens et c'est ainsi que la modernité rejoint la tradition.
C'est enfin, bien sûr, le moment de faire des propositions pour mettre un terme à la dérive du français à l'école, de Charybde en syllabes.