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Vingt ans après sa mort, Albert Paraz n'a pas encore trouvé ses lecteurs.
Etrange mésalliance d'un auteur avec son public ! Etrange devoir d'exhumer une oeuvre toute faite pour plaire au premier regard et convaincre en profondeur dès sa parution.
Les circonstances, sans doute. Il y a des malédictions qui ressemblent à des maladresses de l'Histoire. ainsi, pourquoi a-t-il fallu que Paraz fût malade et par là même absent de la scène parisienne au moment où son roman paraissait, en 1947 ? Et, surtout, pourquoi un tel livre, à l'inspiration si vaste, situé au confluent des courants littéraires les plus variés, devait-il payer le prix des passions d'après guerre ?
Quoi qu'il en soit, ce livre appartient à la caste aristocratique des grands romans de passion et d'amour que compte la littérature française du siècle. Un de ces romans, dira-t-on, comme on n'en fait plus et on se surprend alors à confondre son admiration avec sa nostalgie. Un récit si totalement romanesque, par l'esprit comme par la facture, que quelle que soit l'omniprésence de Paraz, il semble qu'il vole de ses propres ailes, découvrant son espace au fur et à mesure de sa progression.
Trente-cinq ans après sa parution, l'histoire hallucinante de la chaste et fière Françoise Barré conserve ses prestiges intacts et ils finiront bien par balayer tous les maléfices qui parsemaient un parcours encombré de préjugés et de modes qui ne nous atteignent plus.