La Chapelle Basse-Mer village vendéen
SECHER (Reynald)
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Les comportements, les mentalités, les structures sociales, les conditions de vie et l'évolution d'un bourg de ce qu'on appelle la Vendée militaire (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, Vendée), avant, pendant et après la tourmente révolutionnaire.
Issu d'une thèse de 3e cycle qui a obtenu à la Sorbonne la mention très bien et dont l'auteur a éliminé les passages d'intérêt trop strictement local, ce livre est une contribution importante et très neuve à l'histoire de la guerre de Vendée et des Français en général. Enfant de La Chapelle-Basse-Mer (Loire-Atlantique), Reynald Secher s'est livré à un remarquable travail de recherche dans des archives publiques et privées, jusque-là inexplorées, pour retrouver comment son village, proche de Nantes, a réellement réagi aux événements à partir de 1789.
Il raconte - documents à l'appui - comment vivaient et ce que pensaient, sous l'Ancien Régime, les divers composants de cette communauté rurale (le château, le curé, les bourgeois, les paysans et les artisans), comment ils ont accueilli les idées et les mesures nouvelles, comment ils ont été plongés dans l'insurrection vendéenne. Il décrit précisément la répression exercée par les "bleus", allant jusqu'à établir le pourcentage exact de la population et des maisons détruites par les colonnes infernales.
Il mesure enfin le poids de ce passé sur les attitudes politico-religieuses des habitants de La Chapelle-Basse-Mer tout au long du XIXè siècle et jusqu'à nos jours, lors des successifs changements de régime.
Cette évocation très fouillée, sur pièces, d'un milieu local, a incontestablement une valeur générale. C'est un travail sur le terrain qui rectifie bien des idées reçues. 
Reynald Secher, né en 1955, est titulaire d'un D.E.A. de droit, d'une maîtrise d'histoire et d'un doctorat d'État de Science historique et politique. Sa thèse de doctorat 3è cycle portait le titre : "Anatomie d'un village vendéen : La Chapelle-Basse-Mer" (prix de la ville de Nantes). Elle a été le point de départ de sa thèse d'Etat : "Le génocide franco-français : la Vendée-Vengé" (P.U.F, 1986).