La maison de Matriona, suivi de L´inconnu de Krétchétovka et Pour le bien de la cause
SOLJENITSYNE (Alexandre)
9.00 €
Epuisé
Deuxième livre du grand écrivain russe à paraître en Occident après Une journée d'Ivan Denissovitch, La Maison de Matriona, cet autre bref chef-d'oeuvre, est venu révéler en 1966 aux lecteurs français la face encore cachée du continent Soljenitsyne. On connaissait le dissident, farouche opposant au totalitarisme stalinien, on découvrait maintenant sa cause : l'amour de la terre russe, l'attachement viscéral aux racines les plus profondes de l'âme du grand pays. Et tout cela à travers la simple histoire de Matriona, cette femme "humble et juste" dans l'isba de laquelle le narrateur un instituteur à peine sorti d'un camp, avec qui l'auteur semble se confondre - trouve le refuge auquel il aspirait : cette campagne, certes collectivisée, prolétarisée, on pourrait dire martyrisée, mais où l'esprit de la paysannerie survit encore. On a pu dire de ce livre qu'il avait été écrit pour l'éternité, et il est vrais que dans ces quelques pages la force évocatrice de l'auteur atteint une incomparable intensité. Et ce don pour l'universel qui l'a conduit au prix Nobel de littérature et au statut de plus grand écrivain russe du XXè siècle.