Iran, le choc des ambitions
NAHAVANDI (Houchang)
28.00 €
Disponible sous peu
Depuis quatre mille ans, l'histoire de l'Iran est en dents de scie. Des hauts et des bas. L'unique hyperpuissance mondiale au temps des Grands Rois, Cyrus, Darius et leurs descendants, s'est effondrée sous les coups de boutoir d'Alexandre le Grand, puis s'est relevée de manière spectaculaire quelques décennies plus tard et a partagé pendant
presque un millénaire la domination d'une grande partie du monde avec Rome.
Puis vinrent l'invasion arabe, l'islamisation brutale, "les deux siècles de silence", une résistance nationale pour préserver l'identité du pays, les hordes mongoles et, enfin, la reconstruction de l'Empire perse au début du XVIe siècle.
Ce livre, d'une écriture limpide, basé sur une documentation colossale, commence dans la nuit du 19 au 20 juin 1747 avec l'assassinat de Nader ("le dernier conquérant asiatique") qui marque la fin des ambitions impériales de l'Iran, et se termine avec la mort du dernier Shah, Mohammad Réza Pahlavi. C'est l'histoire de toutes les tentatives de modernisation de l'Iran, l'explication de sa situation actuelle, les grandes crises que ce pays a connues durant plus de deux siècles. Un véritable roman de l'Histoire où le moindre détail est fondé sur des documents et témoignages irréfutables, avec une galerie de portraits des plus étonnants.
Les derniers chapitres sont consacrés à une analyse détaillée mais claire de la révolution islamique, de l'islamisme radical qui menace le monde, et dénoncent, sans ambages et preuves à l'appui, ceux qui en sont responsables. L'Iran devait payer le prix de ses "ambitions intolérables".
"Mon pays constitue la clef géographique de tout le Moyen-Orient. Si jamais - Dieu nous en préserve - l'Iran devait s'effondrer, tout le Moyen-Orient et le sous-continent indien s'effondreraient en même temps.", avait prédit le dernier Shah. L'Histoire lui donnera raison, tandis que l'Occident se trouve à présent confronté aux ambitions nucléaires militaires d'un régime islamique totalitaire et rétrograde encouragé, préparé, soutenu et placé par ce même Occident un quart de siècle auparavant !
"Quand on a dompté le conquérant grec, triomphé des armées romaines, assimilé la puissance arabe, survécu au Mongol, contenu l'Empire ottoman, puis les hordes afghanes et indiennes, et, cas presque unique dans les annales contemporaines, desserré l'étreinte de l'Armée rouge sur toute une province pratiquement perdue, que peut-on craindre de l'avenir ?" se demandait le dernier Shah, allié et ami du "monde libre". "La trahison d'un ami", eut probablement répondu un sage tel que Confucius. 
Houchang Nahavandi est correspondant de l'Institut académique des sciences morales et politiques, lauréat de l'Académie française (Grand Prix du rayonnement de la langue française, 1992), docteur honoris causa des universités d'Utah, George Washington, Ankara et Shiraz. Ancien recteur des universités de Shiraz (1968-1971) et de Téhéran (1971-1977), avant d'en présider le conseil d'administration jusqu'en février 1979, il a été ministre du Développement (1964-1968) et des Sciences et de l'Enseignement supérieur (septembre-octobre 1978). Son dernier livre, Carnets secrets, Chute et mort du Shah, a été un grand succès de librairie en France. Il a été traduit en persan (aux États-Unis, c'est le livre le plus vendu depuis la révolution), en anglais (The Last Shah of Iran) et il sera bientôt publié en polonais.