Quand les armes se sont tues.
BRIGNEAU (François)
20.00 €
Disponible en stock
Ces rencontres et entretiens avec Otto Skorzeny, Léon Degrelle, le colonel Rémy, El Campesino, Leni Riefenstahl, Turco Westerling, Arthur Koestler, parurent d'abord en feuilleton dans Paris-Presse. Réunis en volume, ils furent ensuite publiés chez Gallimard sous le titre : L'Aventure est finie pour eux.
Paris-Presse était alors un quotidien à la mode et dans le vent. Il dépendait de la Franpar, groupe de presse dont les dirigeants s'appelaient Robert Salmon, Sam Cohen, Charles Weisskopf (dit Gornbault), et surtout Pierre Lazareff. Ce fut celui-ci qui prit le livre dans sa collection L'Air du Temps et le présenta au jury du prix Albert Londres.
Pourtant l'Epuration dure et rouge se terminait à peine. Le temps n'était pas à la clémence. Même Koestler était proscrit à Saint-Germain-des-Prés. Son anti-communisme l'y rendait suspect. Tout premier agent de la France Libre qu'il fût, le colonel Rémy avait dû s'exiler chez Salazar, ce "fasciste". On ne lui pardonnait pas son " Pétain, bouclier de la France". Alors les autres personnages, pensez-donc. Tant en raison de leurs qualités que de mon engagement personnel, l'entreprise, au départ n'avait aucune chance d'aboutir. Elle réussit. Ce fut un miracle. Je l'explique dans une préface inédite. Aujourd 'hui, il ne pourrait plus se produire. Il serait même inimaginable. Ce sera peut-être un des mérites de
ce livre que de faire réfléchir le lecteur sur les progrès que la tolérance, la liberté d'opinion et la réconciliation des
Français ont accomplis en trente-cinq ans.
3 novembre 1992