Le catholicisme des Français dans l´ancienne France
VIGUERIE (Jean de)
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Ce livre traite de la vie chrétienne des Français avant la Révolution au temps des derniers rois.
On exalte souvent la foi du Moyen Age. Les Français de l'ancienne France n'ont peut-être pas connu cette foi qui transporte les montagnes, mais ils ont eu une vie chrétienne extraordinaire, d'une intensité telle qu'aucune autre époque de l'histoire n'en avait jamais connu de semblable. Le Moyen Age avait été une époque de grande foi, mais les siècles classiques sont ceux de la "religion réglée" comme on disait alors, c'est-à-dire d'une fidélité pointilleuse à la loi du Christ, dans toutes les heures du jour et dans toutes les actions de la vie. Fidélité d'un peuple entier : jamais un aussi grand nombre de chrétiens n'avaient à ce point conformé leur vie à l'idéal de la religion du Christ.
Fidélité de deux siècles. Il ne s'agit pas seulement dans cet ouvrage, du XVIIe siècle connu depuis toujours pour avoir été le "grand siècle des âmes". Il s'agit aussi du XVIIIe. Car cette époque privilégiée de la vie chrétienne couvre deux siècles et le XVIIIe autant que le XVIIe. Voilà donc le temps de Voltaire associé à celui de Pascal. On s'en étonnera. N'avait-on pas l'habitude de les presser l'un contre l'autre et d'opposer l'irreligion du premier à la religion du second ? Mais c'était là le point de vue des historiens de la philosophie et de ceux de l'opinion publique. L'historien de la vie chrétienne voit différemment. Il constate que l'irreligion du "Siècle des Lumières" n'affecte qu'un petit nombre, que la grande masse du peuple vit chrétiennement et même que, si la réussite de la vie chrétienne s'amorce au XVIIe siècle, le XVIIIe la réalise et la confirme.
Car on peut bien parler de réussite. Les fruits sont tangibles. Ce christianisme a magnifiquement réussi à christianiser les âmes et à les fortifier. Il a élevé un grand nombre d'âmes à la dévotion et même à la sainteté. Il a enseigné à la grande majorité du peuple à vivre en présence de Dieu et à sanctifier toute la vie. Enfin il leur a appris à offrir leur mort et leurs souffrances en sacrifice. On le vérifiera sous la Révolution quand un grand nombre de chrétiens accepteront de mourir pour leur foi.