De Saint-Cyr à l´action psychologique - Mémoires d´un siècle
LACHEROY (Charles)
22.00 €
Epuisé
Le colonel Lacheroy fut assurément l'une des personnalités les plus marquantes de l'armée française au cours des années 1950. Conférencier inépuisable, homme de l'ombre de différents ministres de la Défense de la IV République, maître à penser d'une génération d'officiers aux prises avec les conflits d'Indochine et d'Algérie, Charles Lacheroy a connu, au tournant des années 1956-1957, une immense popularité, dépassant même les seuls milieux militaires.
Cet ouvrage vient combler un vide : souvent cités, manifestement peu lus, ceux qui furent qualifiés, au moment de la guerre d'Algérie, de "théoriciens de la guerre révolutionnaire et de l'action psychologique" n'ont laissé que fort peu de témoignages. Le plus célèbre d'entre eux a enfin décidé de parler, après plus de quarante ans de silence. Qui est-il ? Quel fut son parcours d'officier et d'homme ? Comment a-t-il été conduit à formuler une pensée militaire originale et novatrice ? Tel est l'objet de ce livre-témoignage qui, par son caractère inédit et hors des sentiers battus, intéressera tout autant les historiens et spécialistes du monde contemporain que le grand public soucieux de mieux comprendre une période encore mal connue de notre histoire. 
Né en 1906, Saint-cyrien de la promotion "Maroc et Syrie" (1925-1927), officier de l'infanterie coloniale, Charles Lacheroy prend part aux combats de 1940 puis de la Libération avant d'être engagé en Indochine où il découvre la "guerre révolutionnaire" menée par le Viêt-minh. A son retour en métropole en 1953, il amorce une réflexion autour de la riposte à mettre en oeuvre face à ce nouveau type de conflit. Il exerce dès lors des fonctions d'enseignement supérieur au sein de l'institution militaire avant d'être appelé auprès du ministre de la Défense du gouvernement Guy Mollet, afin d'appliquer ses théories. Confronté aux ultimes déchirements de la guerre d'Algérie, il est l'un des principaux protagonistes du Putsch d'avril 1967, ce qui lui vaut sept ans d'exil hors de France avant d'être amnistié en 1968.