Les derniers combats d´Indochine 1952-1954
LOUSTAU (Henry-Jean)
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Voici un témoignage et un récit d'une exceptionnelle intensité sur les combats qui se déroulèrent pendant les deux dernières années de la guerre d'Indochine. L'auteur, qui assuma "sur le terrain" d'importantes responsabilités de commandement, retrace des épisodes majeurs d'une tragédie où s'illustrèrent tant de combattants qui ont mérité de figurer dans les annales de nos gloires militaires. Il nous conduit sur les traces du Groupe de commandos mixtes aéroportés dans les marécages de la plaine des Joncs, aux cotés de l'armée royale khmère dans les forêts du Cambodge non loin de la cuvette de Diên Biên Phu.
L'auteur, combattant de la résistance, "centurion" des guerres d'Indochine et d'Algérie, nous donne, dans cet ouvrage, une leçon de courage et d'abnégation, celui et celle des soldats qui, loin de la mère patrie, on sut donner le meilleur d'eux-même, leur jeunesse et parfois leur vie, pour la liberté face à la tyrannie du communisme.
Ce livre, fruit de l'expérience d'un des meilleurs spécialistes des États associés du Viêt-nam, du Cambodge et du Laos, apporte de surcroît une contribution précieuse à la connaissance d'un conflit lointain et meurtrier où la France fut impliquée pendant de longues années. 
Originaire du Sud-Ouest, Henry-Jean LOUSTAU est étudiant à Toulouse lorsqu'il rejoint la Résistance en 1942. Tour à tour agent d'un réseau, puis dès 1943 chef de maquis de l'Armée secrète en région 5, il a terminé la Seconde Guerre mondiale plusieurs fois cité et a été décoré de la médaille de la Résistance.
Volontaire par la suite pour servir en Extrême-Orient, Henry-Jean LOUSTAU est en 1945 affecté à Madagascar, puis à Colombo où sont regroupées les forces françaises. Après la capitulation du Japon, il sert en Indochine où il combattra sans discontinuer de 1945 à 1954. Sous-lieutenant en 1945, lieutenant en 1947, il sera par la suite promu capitaine à titre exceptionnel en 1950. Rapatrié après l'armistice, il servira dans deux cabinets ministériels puis en Algérie à l'époque des "rappelés".
Promu commandant en 1957, l'un des plus jeunes de l'armée française, il sera désigné ensuite pour occuper les fonctions de chef de cabinet militaire du Haut-commissaire dans l'océan Pacifique, gouverneur de la Nouvelle Calédonie et dépendances. De retour en Algérie, Henry-Jean LOUSTAU se dépensera sans compter à la tête d'un bataillon opérationnel pour faire triompher la "solution la plus française" selon les directives de ses chefs. Cet engagement le conduira à la révolte, à la condamnation et à l'exil volontaire durant vingt ans au cours desquels il travailla comme cadre supérieur pour Saint-Gobain au Brésil, de 1962 à 1968, puis en Espagne et au Portugal, de 1968 à 1981.
Commandeur de la Légion d'honneur en 1958, à trente cinq ans, titulaire de vingt-deux titres de guerre, dont dix-sept citations, quatre fois blessé, titulaire de dix autres décorations françaises et étrangères dont les croix de guerre vietnamienne et cambodgienne, Henry-Jean LOUSTAU, aujourd'hui dignitaire de la Légion d'honneur comme Grand-Officier ainsi que de l'Ordre national du Mérite comme Grand-Croix, figura en son temps parmi les officiers les plus remarqués de l'armée française.