Dieu veut que tous les hommes soient sauvés
MORLIER (Laurent)
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Certains auteurs et prédicateurs pensent trouver dans cette phrase de l'Évangile "Beaucoup sont appelés mais peu sont élus" (Matth. XX, 16 et XXII , 14) un argument absolu en faveur de la théorie du "petit nombre des élus". et ainsi ils ne craignent pas d'annoncer de façon catégorique et quasi certaine, comme s'il s'agissait d'une vérité à croire de foi, que le plus grand nombre est damné et que seul un petit nombre sera sauvé.
Hélas pour eux, à l'analyse méticuleuse de tous les passages de l'Évangile se rapportant au sujet, du contexte, et par les progrès de l'exégèse, il n'est plus possible aujourd'hui de maintenir cette interprétation erronée, ce passage de l'Évangile ne traitant pas directement du salut éternel. Le passage clé de l'Évangile sur la question du salut éternel, et qui vient donc éclairer la bonne interprétation à recevoir de cette annonce, est celui-ci : "Dieu veut que tous les hommes soient sauvés ; qui omnes homines vult salvos fieri" CI Tim. II, 4) Dès lors, si le verset "Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus" s'appliquait au salut éternel, le Christ aurait dit : "Tous (omnes) sont appelés." puisque selon saint Paul, dans le plan originel, Dieu veut le salut de tous les hommes. Si donc le Christ n'a pas dit ici tous, omnes" mais seulement "beaucoup, multi", c'est bien qu'il n'était pas directement question du salut éternel, ce que d'ailleurs tout le contexte nous indique clairement.