Bilan des Journées Chouannes 2011 Les 3 et 4 Septembre
30/09/2011
Bilan des Journées Chouannes 2011 Les 3 et 4 Septembre  
Nos traditionnelles Journées Chouannes se sont déroulées le 3 et 4 septembre dernier. L'ambiance était à la fête et notre équipe de Chiré toute prête pour accueillir nos amis Chouans. La journée du samedi s'est déroulée selon le programme, c'est-à-dire consacré à l'éducation et l'enseignement ; tandis que le dimanche n'a pu voir Emmanuel Ratier, retenu par un souci de santé mais Reynald Secher a su combler toutes nos attentes en nous entretenant de son dernier livre. Hélas, la pluie, elle, était aussi au rendez-vous ! Et si celle du matin n'arrête pas le pèlerin, il faut croire que celle de l'après-midi sérieusement freine le Chouan ! Car, en effet, sans être non plus un fiasco, les Journées Chouannes 2011 ont été ébranlées par la défection de bon nombre de nos amis. Le bilan est un peu lourd mais qu'importe la convivialité n'en a pas souffert et tout le monde arborait un sourire radieux ! Et nous espérons que 2012 saura venger 2011 ! 

A tous nos amis Chouans de coeur, nous disons à l'année prochaine. 

Vive Dieu, vive le Roi !  

POUR CETTE EDITION 2011, ont été traités deux thèmes : 

- 3 conférences sur le thème de l'enseignement et l'éducation (le 3 septembre) :  

Père Jean Dominique :
l'Education dans la famille (la vertu, l'intellect, la personnalité chrétienne de l'enfant). Le risque est de se focaliser sur l'enfant (danger du personnalisme). L'enfant est le membre d'une famille qui influe sur l'enfant. L'éducation ne revient pas à l'Etat mais à la famille ou association de familles et à l'Eglise. Lorsqu'elle est nationale, l'éducation est forcément la propagande d'un parti.
Le membre d'une famille atteint sa maturité lorsqu'il se dévoue au bien commun. Les membres d'un corps entretiennent leur santé lorsqu'ils se dévouent au bien commun. Ils sont une fin intermédiaire pour une fin ultime. « L'enfant grandit s'il est membre d'une famille » (La Famille et la Cité de Charles de Ribbes, XVIIIe siècle)
Les valeurs transmises par la famille : la vie sociale (politique) est naturelle à l'homme ; elle est acceptée et aimée ; l'homme accepte la communauté comme il s'accepte lui-même et ceci implique des devoirs.
Dans la famille, nous apprenons l'éducation de l'amitié ; elle se fonde dans la famille. L'amitié implique : ressemblance, bienveillance, réciprocité. La confiance donne la sécurité (désir de bien être).
Notre époque ne connait plus le respect de la femme et des personnes âgées. Quant à notre corps, il est le temple du Saint Esprit ! Nous constatons : médisances, moqueries, tenues indécentes... La bonté indique la délicatesse, la dignité et la piété filiale (Dieu, Parents, Patrie)  
« Nous sommes à nos yeux des débiteurs insolvables ». La piété filiale : respect des traditions familiales et locales. (Ce qui a résisté au temps devient force de loi). Aujourd'hui, on surestime la maturité des enfants.
L'éducation à la patience, à l'humilité, à la pauvreté, à la primauté du bien commun (famille, village, paroisse, œuvres de bienfaisance).
Nous assistons à une pulvérisation de la famille, de la société (individualisme). Il ne reste qu'une attitude : recommencer l'immense labeur de la formation et de l'éducation ; c'est notre devoir. Personne n'a autorité pour détruire l'ordre naturel ! Famille, professions, métiers, petite ou grande patrie.   


Madame Christine CHAMPION : La désinformation par l'école. Constat : l'abandon de l'enseignement des lettres, de la langue, des maths... Enseignement de contre-vérités en histoire et sur la religion.
On peut fixer l'origine de l'échec de l'éducation à 1789 mais depuis 1980 à ce jour nous sommes en chute libre. La vitrine magnifique est la réussite au bac à plus de 80%. Une première désinformation : « tout le monde doit avoir accès au savoir ».
Qu'est-ce que l'on enseigne : la lecture et l'écriture ne sont pas apprises par la méthode globale. Il faut apprendre le minimum pour comprendre la société (maitriser la lecture et l'écriture...).
En 6ème, les manuels scolaires deviennent un produit complexe et abscons, l'élève ne peut ainsi plus dialoguer avec les parents. On ne peut pas peser si l'on ne connaît pas la langue, la syntaxe (les textes « le type de sornettes » distribués par les CDI, sont des romans qui prennent en main la pensée des enfants). Jules Ferry séparait l'école de la famille et de l'Eglise pour faire de bons citoyens.
Désormais, les enfants ne connaissent ni ne comprennent plus l'histoire. Les jeunes professeurs ne peuvent pas lire Molière parce qu'ils ne connaissent pas la syntaxe. Lorsqu'on parle du peuple, il se réduit aux jeunes et on ne leur parle plus que par slogans. On leur donne une façon de penser par forme interrogative : Que pensez-vous de l'esclavage ? De la pauvreté ? De la Shoah ? Du racisme ? De l'avortement ? Du gender ?
Les familles ont fait confiance à l'éducation, le religieux est évacué par le relativisme, on peut donc passer à l'étape suivante : la dynamique de groupe (exemple 10 questions pour provoquer :
- 1/ Que pensez-vous de l'œcuménisme
- 2/
- 3/
En fait, l'Etat cherche des consommateurs et des contribuables... Les parents, on les remercie, on fait des études de marché pour connaître ce qui plaît et ce que l'on pense. D'où les relais : parents, éditeurs, médias pour le diktat de la méthode dynamique.
Le « salut » se trouve dans un réseau parallèle d'écoles...  


Madame Claude Meunier-Berthelot : « L'éducation nationale va mal mais elle va encore plus mal qu'on ne le croit ». C'est la famille qui doit choisir l'école.
La déconstruction a vraiment commencé en 1947, sous le ministère Langevin-Wallon (ministres communistes) et depuis la réforme Allègre.
En 1950, de nouvelles méthodes masquées se déploient (Verrouillage et Camouflage). La méthode globale de lecture rend inapte à la compréhension, à l'analyse et à la synthèse. En 1960, on fait sauter l'examen d'entrée en 6ème. En 1963, création des Collèges CES (disparition progressive du français, de l'histoire et de la géographie). Pour verrouiller le tout, la loi Debré de 1959 (même programme public et privé, mêmes professeurs issus des IUFM) ; 1963, instauration de la carte scolaire (autre verrouillage). 1968, rejet de toutes références « bourgeoises » (effort, travail, autorité, sanctions). Ainsi, élèves et enseignants se démobilisent. 1975, création du collège unique (on élimine les filières : techniques, apprentissage et enseignement général). Pas de redoublement et le bac est distribué à plus de 80%. 1989, création de l'IUFM : objectif, l'institution scolaire devient un lieu de vie. 1999, la réforme Allègre « On ne dispense plus un savoir mais on fait réaliser des activités qui touchent à tout : ceci est dénommé « transversalité ». 2005, fusion IUFM et universités, les IUFM augmenteront leurs prérogatives ! 2112, est prévu dans la continuation de la réforme Allègre (école lieu de vie) « l'enfant construit son savoir » : c'est table rase du passé ! Sans référence au passé, l'enfant peut penser que le monde est né avec lui ! Côté enseignants, c'est l'effondrement des niveaux aux concours de recrutement (sous l'autorité des IUFM). On s'oriente vers l'autonomie des établissements avec obligation des moyens (méthodes obligatoires) mais pas d'obligation de résultats !
Les sujets de prédilection sont la sexualité, l'avortement, le gender, l'histoire des empires Africains, le colonialisme, l'esclavage, le racisme...
Les méthodes : avoir un projet d'établissement mais sans obligation de résultats et casser les filières d'excellence (dit et répété par N. Sarkozy). Favoriser les langues étrangères et diminuer fortement le français. L'école de la République n'a plus l'intention de diffuser des savoirs.
Solutions : Se libérer, choisir son école, autonomie des établissements et suppression de la carte scolaire, cahier des charges avec obligation de résultats. Pour les frais : crédits d'impôts ou le bon scolaire. Mais aussi manifester, utiliser Internet « Liberté pour l'école ».
Contacter l'association « Fondation pour l'Ecole » fondée par Anne Coffinier : conseil juridique et aide pédagogique. 
« Combattons et Dieu donnera la victoire » Jeanne d'Arc.    



- 3 conférences sur l'Histoire (le 4 septembre) :  


Patrick BOULY : Les massacres de Katyn en avril-mai 1940, les dates ont bien été authentifiées (l'Allemagne et la Russie soviétique se sont partagé la Pologne (la forêt de Katyn en zone russe a été immédiatement interdite). Les Soviétiques font la chasse et assassinent les témoins et développent un programme pour transférer les crimes sur le compte des nazis. Les assassins de Katyn ont reçu des primes pour le travail accompli. Le procès de Nuremberg a fait le nécessaire pour que les crimes de Katyn, soient transférés sur le compte des nazis.
L'aveu officiel en a été fait par Gorbatchev, en 1981.
Katyn n'est que la partie visible d'autres camps pour éliminer l'élite polonaise (camps de 25 000 personnes ; (428 seulement n'ont pas été exécutés).
15 millions de Polonais seront déportés au Goulag dans le cadre du programme économique de l'URSS.  


Jean Pierre MAUGENDRE : Contrecarrer les nouveaux programmes d'histoire 
« Celui qui contrôle l'histoire, contrôle le futur » Quelques sujets de manipulation des faits : l'occupation en France, en Pologne, en Grèce par les Ottomans, au Québec, notre pays par la commission Européenne, la fascination pour l'islam de Chirac !
Martin Peltier définit deux manières d'apprendre l'histoire :
1ère : l'histoire connaissance ;
2ème, l'histoire « programme pour maîtriser le présent ».
L'utilisation à des fins politiques de l'histoire n'est pas inévitable. La désinformation sur le communisme, Guernica..., cela est très grave dans les manuels scolaires.  
« La clef de l'avenir est la permanence de l'être ». L'enjeu de l'histoire : c'est par la vérité sur le passé que l'on comprend le présent.
Les nouveaux programmes en collège survolent l'histoire : études par thèmes : « Les cons, ça ose tout, c'est bien à cela qu'on les reconnaît » Exemples de thèmes : Les Lumières, l'esclavage, l'affaire Dreyfus... L'objectif est de faire du citoyen français un citoyen du monde. 
« Un peuple sans passé est un peuple sans avenir »  


Reynald SECHER : Tout le monde a vu dans la Vendée une guerre civile, alors que c'est autre chose.
Au-delà de cette « guerre civile », il y a une histoire écrite, planifiée, régie par l'Etat central (lois des 1er août et octobre 1793) et un plan d'extermination monté par le général Turreau. Le grand public pourra désormais, découvrir le génocide vendéen : on a publié la loi d'extermination de Robespierre et du comité de salut public du 27 juillet 93, mise en place le 1er août. A ce moment, l'armée française refuse ce plan d'extermination d'autres Français, il a fallu épurer l'armée, comme cela été fait à Katyn. Le 11 novembre 1793, un plan d'extermination (renforcé) est signé par tout le comité de salut public. Conséquence, au-delà de 6 mois, il n'y a plus de guerre civile en Vendée, c'est la réalisation du génocide, dont il faut tenir compte dans l'enseignement de l'histoire (Même Michelet a été réécrit !!). Il s'y ajoute donc un mémoricide ! Lorsque les Vendéens ont gracié et libéré 5000 bleus, la communication a été tronquée pour dire qu'ils avaient été maltraités et libérés par les colonnes infernales.
Ces lois d'extermination n'ont jamais été abrogées. Ce qui est vrai pour la Vendée l'est aussi pour les autres régions ; l'histoire doit être réécrite. Si la révolution est un bloc comme l'a affirmé Clémenceau, elle est Génocide et Mémoricide. 
« LA VENDEE DU GENOCIDE AU MEMORICIDE » (Sortie octobre 2011)  

Nous remercions l'un de nos correspondants pour ce petit compte-rendu. Vous pourrez retrouver l'ensemble des conférences et interventions dans la brochure "Chouan d'Honneur 2011" , brochure à paraître.
Avis des lecteurs
PARFAIT

C'était très bien et je n'ai meme pas remarqué qu'il y aurait eu moins de monde, au contraire le dimanche apres-midi pour R SECHER je pensais qu'il y avait eu plus. Par contre le samedi c'était évident mais trois grosses averses et du crachin il faut le faire! je n'avais jamais vu cela en plus de trente ans de présence!!!!!!(JEAN SAUMUR 49)

JEAN SAUMUR - 13/09/2011