Vient de Paraître : Mémoires pour servir à l´histoire du jacobinisme
30/11/2013
Vient de Paraître : Mémoires pour servir à l´histoire du jacobinisme  
Abbé Augustin BARRUEL : Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme  

C'est le livre contrerévolutionnaire par excellence, celui que tout homme de droite doit avoir dans sa bibliothèque tant son contenu est riche et précieux pour contrecarrer la franc-maçonnerie. Le livre qui est la gloire des Editions de Chiré !  



Introduction sur la vie et l´œuvre de Barruel par Christian Lagrave. Index des ouvrages et noms cités par Isabelle Geffroy.
Ce livre écrit par un savant jésuite qui s'était longtemps appliqué à l'étude des idées subversives, présenta aux contemporains de la Révolution une thèse qui leur parut fort nouvelle : il attribuait la responsabilité de ce sanglant bouleversement, qui dévastait le continent et horrifiait les élites européennes, à un triple complot : celui des incrédules qui voulaient renverser le christianisme, celui des républicains et des Francs-Maçons qui voulaient renverser les trônes, et, enfin, celui des Illuminés qui, s'appuyant sur les deux premiers, fédéraient l'impiété et l'anarchie pour renverser toute religion et toute autorité. Dès sa première parution, en 1797, l'ouvrage remporta un succès extraordinaire ; il fut traduit dans les principales langues européennes et n'eut pas moins de six rééditions successives en langue française ; il exerça une influence capitale sur l'évolution des idées politiques de son époque et marqua de son empreinte plus d'un siècle et demi de traditionalisme. Il fut cependant âprement critiqué dès l'origine par deux courants de pensée contradictoires : les Francs-Maçons et leurs alliés essayèrent de nier les accusations de Barruel, car leur gravité aurait pu conduire les gouvernements européens à essayer d'anéantir une secte aussi dangereuse ; d'autre part certains contre-révolutionnaires, habitués à ne voir dans les rites maçonniques que d'innocents jeux de salon, refusèrent d'admettre l'existence du complot. Plus tard les positions évoluèrent ; à la fin du XIXe siècle, après le triomphe de la Maçonnerie en France sous la IIIe République, certains écrivains maçons proclamèrent la réalité du complot maçonnique avant et pendant la Révolution et en firent un titre de gloire pour leur secte. D'autre part, l'opinion contre-révolutionnaire voyant aboutir dans les faits politiques et sociaux les projets des Illuminés et des Maçons du XVIIIe siècle, reconnut à peu près unanimement la justesse de l'analyse des Mémoires. Malgré cela, Barruel resta pour l'opinion publique, un grand méconnu et il fut, surtout par l'histoire universitaire, un grand calomnié ; des générations successives d'historiens officiels ont pris l'habitude de le rejeter dédaigneusement et d'écarter délibérément ses travaux, sans même se donner la peine de les lire et sans jamais en fournir la moindre réfutation sérieuse. Cependant, la lecture de Barruel reste indispensable à celui qui veut comprendre les causes profondes de la Révolution. Les nombreux travaux qui furent publiés par la suite sur ce sujet eurent beau mépriser ou ignorer son ouvrage, ils ne l'ont ni disqualifié ni remplacé. Le livre était devenu rare et coûteux en édition intégrale ; l'absence de tout index gênait considérablement les chercheurs. La présente édition a pour but de fournir une version intégrale, moderne et maniable d'un ouvrage qui reste essentiel pour l'histoire des origines de la Révolution Française et pour la compréhension des idées politiques du XIXe siècle.  

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Avis des lecteurs
Une preuve manifeste !

.----. Augustin Barruel est né à Villeneuve de Berg, en Vivarais, le 2 octobre 1741 . Ses qualités intellectuelles et morales en firent un brillant élève des Jésuites et c'est à quinze ans qu'il entra au noviciat de cet ordre .

Adversaire résolu du philosophisme et de l'irréligion, il s'est efforcé de dénoncer, avec courage et persévérance, le courant d'idées qui fut à l'origine de la chute de la Monarchie .

Réfugié en Angleterre durant la Révolution, il se consacre à l'étude et publie plusieurs ouvrages contre-révolutionnaires qui connurent un grand succès à l'époque et, parmi ceux-ci, "les mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme".

Dans "les mémoires", Barruel attribue la préparation de la Révolution à une triple conjuration : celle des incrédules qui voulaient renverser le christianisme, celle des républicains et des francs-maçons qui voulaient renverser le trône et, enfin, celles des illuminés, incroyants et anarchistes fanatiques .

Voltaire est à l'origine du premier complot, il en est aussi la "tête pensante". Son immense orgueil ne peut s'accommoder de la religion chrétienne qu'il haïssait profondément et dont il jalousait l'auteur et les premiers disciples "Je suis las, disait-il, d'entendre répéter que douze hommes ont suffi pour établir le christianisme, et j'ai envie de prouver qu'il n'en faut qu'un pour le détruire."

Il s'est entouré dans sa conjuration d'hommes talentueux, que nous connaissons toujours sous le vocable de "philosophes", d'Alembert et Diderot qui, sous couvert de tolérance, de raison et d'humanité, se sont chargés de propager par tous les moyens la rébellion contre l'autel . Voltaire leur a donné un mot d'ordre : "écraser l'infâme" c'est-à-dire "détruisez la religion chrétienne" ; il ne cesse de le répéter dans ses lettres en guise d'exhortation à ne pas faiblir .

Les philosophes avaient bien compris le principe suivant lequel la conversion des peuples doit commencer par celle de leurs élites et Barruel d'en citer les membres les plus influents qu'il regroupe en trois catégories : celle des têtes couronnées : Frédéric II de Prusse, le roi philosophe Joseph II, empereur d'Autriche, Catherine II, impératrice de Russie, Christian VIII, roi de Danemark, Gustave III roi de Suède, Poniatowski, roi de Pologne ; celle des ministres, des grands seigneurs et des magistrats : d'Argenson, Choiseul, Malesherbes, Maurepas, Brienne, Necker, Maupeou, Turgot, Lamoignon ; celle des gens de lettres : Rousseau;, Buffon, Condorcet pour n'en citer que les plus connus .

L'auteur précise quels furent les moyens utilisés par les conjurés : actions discrètes tendant à infléchir la politique du royaume ; diffusion d'écrits subversifs dan l'ensemble de la population . ( suite ... )

Plaisir de Lire . - 09/01/2020

Détruire la monarchie !

.----. Le second complot, celui des francs-maçons et des républicains, vise à détruire la monarchie . Barruel en fait remonter l'origine à l'oeuvre de Montesquieu qui mit en cause dans "l'Esprit des lois" le régime existant .

Rousseau reprit cette théorie qu'il poussa à l'extrême : selon lui le régime monarchique aussi bien que le régime aristocratique préconisé par Montesquieu sont à proscrire ; il réclame un gouvernement issu du "peuple souverain".

Barruel s'applique alors fort brillamment à dévoiler les éléments qui furent à l'origine des conceptions de ces deux philosophes dont il relève les erreurs et les contradictions le plus flagrant-es et les plus contraires au sens commun .

Il explique également comment Voltaire, sur le tard, ne voulant pas rester à la traîne des idées à la mode, se rallie à la révolte contre le trône et comment tous les philosophes portent la responsabilité de l'avènement de la Révolution .

"Quand verrai-je le dernier des rois étranglé avec les boyaux du dernier des prêtres" déclare Diderot .

Mais les philosophes ne sont pas les seuls à mener ce complot, ils se sont alliés aux sectes secrètes de la franc-maçonnerie dont ils ne tardèrent pas à faire eux-même partis . Barruel fait une analyse très détaillée de la Franc-maçonnerie du 18° siècle, de ses racines, de ses rites, de ses adeptes, leur nombre, leurs secrets, leurs moyens, leur influence .

Il ne peut y avoir de démonstration véritablement convaincante sur des sujets aussi graves sans preuves solides . C'est pourquoi Barruel appuie ses arguments sur des lettres qui circulèrent entre les conjurés et qui existent toujours, sur les écrits subversifs de l'époque, sur les confessions auxquelles se sont livrés certains comploteurs poursuivis par le remords et enfin sur des confidences qui lui ont été faites . Il confronte les intentions des conjurés aux résultats qu'ils obtinrent : décrets et lois qui se révélèrent à l'époque conformes à leurs desseins . ( suite ... )

Plaisir de Lire . - 10/01/2020

Ouvrages plus que jamais d'actualité !

.----. Barruel consacre l'intégralité du deuxième volume de ses mémoires à la troisième conspiration, celle des illuminés .

Mais qui sont donc ces illuminés dont on n'entend jamais parler dans l'histoire des peuples ? Barruel les définit comme étant des anarchistes . Leur complot est terrifiant : pour eux plus de religion, plus de morale, plus d'autorité, plus de propriété . Tandis que Rousseau exaltait l'homme-roi, eux préconisent l'homme-dieu .

A l'origine de cette utopie dévastatrice, un Allemand, professeur de droit à l'université d'Ingolstadt, Jean Weishaupt, plus connu parmi ses adeptes sous le nom de Spartacus .

Profitant de hautes protections, il fonde sa secte à l'image de la Franc-maçonnerie, à la conquête de laquelle il s'est lancé et dont nombre de ses membres furent acquis à ses idées au moment de la Révolution . Il établit une série de grades auxquels correspondait l'initiation à des secrets de mieux en mieux gardés .

L'entreprise de la secte a cependant été dévoilée et leurs membres traqués dans certains états allemands ; l'Europe prévenue, les réactions des gouvernements furent faibles sinon inexistantes et cela n'empêche pas l'oeuvre de Weishaupt de s'étendre rapidement et de provoquer des ravages .

En France, de l'illuminisme est née la Terreur et la haine entretenue par la Révolution ; le jacobinisme est la suite logique de cette perversion de pensée .

La preuve manifeste nous est fournie par "les mémoires" que la Révolution n'est pas la conséquence d'effets climatologiques et de la volonté spontanée d'un peuple à se libérer, mais qu'elle est le fruit des conjurations entretenues par les philosophes et les sectes maçonniques qui furent dévoilées et dénoncées dès le 18° siècle par de brillants esprits tel l'Abbé Augustin Barruel .

Ces ouvrages sont plus que jamais d'actualité, les diverses sectes poursuivent toujours inlassablement leur oeuvre destructrice . Ils intéresseront les amateurs d'histoire qui disposent ainsi de nombreux documents de sources révolutionnaires et d'une infime quantité d'ouvrages contre-révolutionnaires contemporains des faits .

Ces livres apportent des explications précieuses sur les idéologies, les vocabulaires et les attitudes politiques contemporaines, qu'on ne peut bien comprendre, lorsqu'elle sont néfastes, qu'en ayant pénétré la pensée de ceux qui les inspirèrent . [ " Plaisir de Lire " , numéro 32 , automne 1975 ]

Plaisir de Lire . - 10/01/2020