Tableau noir - La suite de La fabrique du crétin
BRIGHELLI (Jean-Paul)
16.00 €
Disponible en stock
Dix ans déjà - la Fabrique du crétin dressait le constat lucide des dysfonctionnements de l'École de la République.
Aujourd'hui, Tableau noir montre que rien n'a changé, malgré les réformes entreprises. ou à cause d'elles. Venu au pouvoir avec un projet de refondation, le gouvernement socialiste a achevé le désastre initié dans les années 1990. Une faillite voulue, conforme aux engagements européens d'une France à bout d'école. Faillite de la formation - seuls les élèves les plus favorisés échappent au délitement général, seuls les enseignants les plus rebelles parviennent encore à accomplir leur mission -, faillite de la transmission : ce n'est plus une culture que les enseignants, mal formés, tentent de faire passer, mais le pré-mâché passe-partout qui envoie chaque année 150 000 adolescents à la rue, surtout s'ils en viennent.
Parce que cet échec est d'abord celui du renouvellement social, ce sont prioritairement les plus pauvres qui paient le plus cher. Et parallèlement, on massacre aussi les enseignants, quand on en trouve encore : parce qu'il ne suffit pas de vouloir recruter, encore faut-il réinventer un métier chaque jour plus difficile. Ce sont élèves et professeurs qu'on assassine, en privilégiant un "socle" dont les ambitions sont chaque année revues à la baisse. Et les résultats flamboyants d'un bac qui ne veut plus rien dire sont, sans paradoxe, l'attestation la plus exemplaire de la faillite du système. 
Tableau noir, au-delà du constat accablé, est un livre de propositions. 
Normalien et agrégé de lettres, Jean-Paul Brighelli a parcouru l'essentiel du paysage éducatif du collège à l'université. Longtemps acteur dans l'édition de manuels scolaires et parascolaires, il milite pour "une refondation de l'école" et pour un retour à ses fonctions traditionnelles : la transmission des savoirs, l'apprentissage de connaissances et l'élitisme républicain.