François BRIGNEAU (1919-2012)  François BRIGNEAU (1919-2012)
François Brigneau est né à Concarneau (Finistère) le 30 avril 1919. De son véritable nom : Emmanuel Allot, il a usé de divers pseudonymes (Julien Guernec, Coco Bel Oeil, etc.). Après la Libération, il collabora à Paroles Françaises, à La Dernière Lanterne, à l'Indépendance Française, à France-Dimanche, à l'hebdomadaire Le Rouge et le Noir, à Constellation, à La Fronde, à Rivarol, à Cinémonde, à l'Auto-Journal, puis devint rédacteur en chef de Semaine du monde (1957), éditorialiste de Télé-magazine, grand reporter à Paris-Presse-l'Intransigeant (1958-1962), et à L'Aurore (1962), et fut l'un des supporters les plus actifs de Tixier-Vignancour. Auteur de plusieurs livres, sous divers pseudonymes, ainsi que d'un ouvrage sur les vaincus de 1945 : "L'aventure est finie pour eux" et un volume de souvenirs : "Mon après-guerre" (1966). Journaliste et écrivain, François Brigneau fut aussi éditeur : il fonda, en effet., dans les années 1960, les Editions du Clan, rue Quincampoix, à Paris. Les "Mémoires de Porthos", par Henry Charbonneau, parurent au Clan, ainsi que "Mon après-guerre", par François Brigneau, et "Pourquoi j'ai perdu la guerre par Adolf Hitler", une oeuvre très originale de Saint-Paulien. François Brigneau lança également, à la même époque, une série de Dossiers, dont la présentation rappelait celle du Crapouillot de la bonne époque. Il y eut quatre numéros : "Les Caméléons de la Vè République", un véritable dictionnaire des girouettes politiques ; "Paris 40-44", rappelant ce que fut la vie journalistique, cinématographique, littéraire et mondaine dans Paris occupé ; "La mort en face", consacré aux fusillés de la Résistance, de la Collaboration et de l'Algérie française ; et "Mes pamphlets", chroniques mordantes de François Brigneau. Dans le n° 10 de La Chronique de François Brigneau, il expliqua les raisons de son échec : difficultés de trésorerie et division lamentable de la droite. Il se consacra à Minute jusqu'au jour où, sans cesser de donner son article à l'hebdomadaire de l'opposition, il devint l'un des directeurs du quotidien Présent, qu'il contribua à fonder en 1981 et qui paraît régulièrement depuis le 5 janvier 1982, un livre vigoureux sur Jules Ferry et l'école laïque : "Jules l'imposteur", qui fut couronné par le jury du Prix Saint Louis, la même année.
Dans les années 1980-2010, il quitta le FN, Présent... et collabora au Libre Journal de la France Courtoisie, il écrivit aussi une série de cahiers "Mes derniers cahiers", perdit sa femme en 2008 et lui-même est décédé le 9 avril 2012.
Cette notice doit beaucoup aux deux tomes (1 et 4) du Dictionnaire politique d'Henry Coston



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