Périgourdins en enfer - 1914-1918 - Croix de bois, croix de guerre
BERNARD (Michel), LE PONTOIS-BERNARD (Joëlle)
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1916-2016 : il y a un siècle ! Des hommes, français, allemands, russes, soldats alliés des uns ou des autres, mouraient, chaque jour, par milliers, lors d'une guerre cruelle que les démiurges étatiques n'avaient pas su éviter.
Les Périgourdins, comme tous les soldats de France, étaient entrés dans une danse macabre qu'ils croyaient brève. "Veyra, moun paoüré, qué quand arribaren, tout sera acaba !" (Tu verras, mon pauvre, que quand on arrivera, tout sera fini !)
En 1916, ils avaient compris que la guerre serait longue mais le moral était encore à l'optimisme. Et puis l'arrière tenait et soutenait ses soldats. C'était un second front, celui des femmes qui devaient tout faire, seules ou presque seules, aidées des hommes trop âgés ou trop jeunes pour être mobilisables.
1916 : une année charnière. L'élan stratégique de l'Armée allemande s'était brisé en Meuse. Sous le commandement du Général Pétain, toutes les divisions de l'Armée française avaient combattu à Verdun: les deux régiments d'infanterie du Périgord (50ème et 108ème RI) sont inscrits au Mémorial de la ville.
Les Périgourdins ont payé un lourd tribu : 1 soldat sur 6 y a perdu la vie, 3 mille de ses poilus sont revenus diminués, voire gazés, 539 d'entre eux profondément mutilés.
L'armistice, signé dans le wagon du Général Foch, à Rethondes, le 11 novembre 1918, à 5 h10, entrait en vigueur à 11 h sur toute la ligne de front. La guerre était finie, la paix installée pour moins de 20 ans. car ce nouvel état de paix était plus désavantageux, pour tous les Européens, que celui qui prédominait avant la Grande Guerre.