Les prisons de Nantes pendant la Révolution (Poche)
LALLIE (Alfred)
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La Révolution a transformé Nantes en ville pénitencière, tant les prisonniers affluent de Vendée et de Bretagne vers de sinistres prisons : le Bouffay où se dresse la guillotine ; les Saintes-Claires ravagées par les épidémies ; le Bon-Pasteur, prison de femmes ; l'Hospice et le Sanitat ; les prisons flottantes ; et surtout l'Entrepôt des Cafés, précurseur des camps de concentration où sont entassés près de 8000 prisonniers capturés au lendemain de la bataille de Savenay.
Aucune hygiène dans ces geôles sans eau. Hommes, femmes et enfants gisent à même le sol et attendent leur triste sort. Beaucoup sont malades et chaque jour un grand nombre de cadavres sont jetés par les fenêtres. Peu de prisonniers y survivront, victime de la maladie, des fusillades, de la guillotine ou des noyades en Loire. Ceux de l'Entrepôt périront tous.
Ces geôles renfermeront au plus environ 12000 prisonniers. Ils ne sont plus que 3000 en juin 1794 et 1000 à la fin de la même année. Il revenait à Alfred Lallié, l'érudit historien nantais, de dresser le sinistre inventaire des prisons de Nantes.