De la confrérie des Bons Aryens à la nef des fous
BAILLET (Philippe)
17.00 €
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S'inspirant de textes treÌs lucides d'Adriano Romualdi sur les conditions d'une authentique culture de droite, mais qui mettent aussi l'accent sur le faux "reìalisme politique" aÌ courte vue ainsi que sur les liens entre deìmocratie et atmospheÌre deìliquescente - avec la prolifeìration de l'"homme fuyant", informe et instable jusque dans les milieux de droite -, l'auteur dresse ici un eìtat des lieux sans concession de la droite radicale francIl illustre son propos par des exemples emprunteìs aÌ tout le spectre de celle-ci et deìmontre qu'elle a cesseì d'eun objet d'eìtude seìrieux pour devenir toujours plus une "armeìe Brancaleone", un monde de romanichels, une faune heìteìroclite acceptant et pardonnant en son sein tout le monde et n'importe quoi. 
Un an apreÌs la prestation lamentable de Marine Le Pen lors du deìbat de second tour de l'eìlection preìsidentielle, au lendemain de ce concentreì d'amateurisme, d'irresponsabiliteì et d'impreìparation, l'auteur donne un grand coup de pied dans la fourmilieÌre qui n'eìpargne rien ni personne. Le deìfileì des Bons Aryens - avec leur meìpris de la formation doctrinale, leur ignorance crasse de leur propre patrimoine d'ideìes, leur confusion de l'estheìtique avec l'estheìtisme, leur frivoliteì typiquement "gauloise", leur absence d'eìthique, leurs eìchecs reìpeìteìs depuis 1945 - pousse aÌ souhaiter une nouvelle Nuit des longs couteaux. Mais l'auteur nous rappelle avec humour que nous sommes en France et qu'il vaut mieux s'eìviter le spectacle risible d'une Soireìe des petits canifs.
Au moment où nombre de Bons Aryens embarquent aÌ bord de la nef des fous complotistes pour un voyage sans retour vers la mer des Sargasses de la dinguerie totale, cet essai roboratif eìcrit d'une plume alerte appelle les meilleurs aÌ dire adieu aÌ la droite radicale franccondition sine qua non pour qu'ils puissent enfin vivre "dans la hauteur d'eux-me".