Jean-Marie LE PEN (1928 - )  Jean-Marie LE PEN (1928 - )
Jean-Marie Le Pen est né le 20 juin 1928 à la Trinité sur Mer dans le Morbihan. Il est le fils de Jean Le Pen, patron pêcheur, et d'Anne-Marie Hervé, fille de paysans. Le mot pen signifie en breton : « chef ». Jean-Marie Le Pen a été pupille de la nation après le décès de son père, mort pour la France en 1942.Il est diplômé d'études supérieures de sciences politiques et licencié en droit. Il a été Président des étudiants en droit de Paris puis, par la suite, Président d'honneur de la « Corpo ». Le mémoire pour le diplôme d'études supérieures de sciences politiques, rédigé en 1971, présenté par Jean-Marie Le Pen et Jean-Loup Vincent s'intitule " Le courant anarchiste en France depuis 1945". 

Dirigeant étudiant et dirigeant sportif, il a été le plus jeune vice-président du Comité Pierre de Coubertin et exercé les métiers de marin-pêcheur, mineur de fond, métreur d'appartements,...
En janvier 1953, il prend l'initiative d'organiser une colonne de secours d'étudiants volontaires pour porter assistance aux populations sinistrées lors d'inondations aux Pays-Bas. Il reçoit pour cette initiative l'appui de Vincent Auriol, Président de la République. Il sert comme officier dans le 1er Bataillon étranger parachutiste en Indochine (sous-lieutenant). A la fin de son séjour, il est affecté à Caravelle, l'organe du corps expéditionnaire français (1955).
Présenté à Pierre Poujade par Roger Delpey, le Président des Anciens d'Indochine, devient fin 1955 le délégué général de l'Union de Défense de la jeunesse française, puis est élu le 2 janvier 1956, député de Paris. C'est aussi cette année là qu'il devient le premier homme politique à faire élire un Français de confession musulmane. A vingt-sept ans, il est le plus jeune député de l'Assemblée nationale. Il en quitte néanmoins les bancs et se porte volontaire pour rejoindre le 1er REP en Algérie.
Il participe au débarquement de vive force de l'opération franco-britannique de Suez. Décoré de la Croix de la valeur militaire, en 1957 il fonde le Front National des Combattants (FNC) et organise une caravane d'été « Algérie française » autour du littoral français en août. L'année suivante, il est réélu député du quartier Latin à Paris Vème et s'apparente au groupe parlementaire du Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP) présidé par Antoine Pinay. Il est à cette époque rapporteur du budget de la Guerre à l'Assemblée Nationale et de la Défense au Sénat de la communauté. Dès cette époque, son engagement politique est fondé sur l'amour du peuple et de la patrie.
Battu en 1962, Jean-Marie Le Pen crée une entreprise d'édition phonographique, la SERP (Société d'étude et de relations publiques), spécialisée dans l'édition de chants, de discours historiques et documents sonores, qu'il dirige pendant 30 ans.
En 1958, le Front National des Combattants ayant été dissous par le gouvernement, il fonde le Front National Combattant quand celui-ci en est dissous après les barricades d'Alger en 1960. Il fonde le Front National pour l'Algérie Française qui sera dissous en 1961 lors du putsch des Généraux. C'est le Comité du FNAF qui sera le Comité TV dont il est le Secrétaire Général et directeur de campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancourt en 1965. En 1972, il fonde le Front National et continue le "combat pour la France". Les résultats électoraux du Front national sont en hausse depuis les élections municipales de 1983, en mars à Paris dans le 20ème et en septembre à Dreux. 

En 1984, Jean-Marie Le Pen est élu député Français au Parlement européen, à la tête d'une liste de 11 parlementaires Français auxquels s'adjoignent des élus de divers pays européens. Réélu à chaque élection dans cette Assemblée, il est néanmoins privé de son siège de parlementaire le 10 avril 2003, par une décision de la Cour de Justice des Communautés européennes, à la suite d'une condamnation, (affaire de Mantes-la-Jolie) et d'un décret du Conseil d'Etat français du 31 mars mettant fin à son mandat d'eurodéputé.
En 1986, il est élu au Conseil Régional d'Ile-de-France dont il démissionne étant Député national et Député européen. En 1992 et 1998, il est élu au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, avant que sa candidature ne soit rejetée en 2004, le privant également de cette tribune. Il sera réélu Conseiller Régional de Paca en 2010.
Fin 1998, la scission de Bruno Mégret handicape le Front national : il perd la moitié de ses cadres et des milliers d'adhérents. Le FN chute à 6% aux élections européennes de 1999 (Megret 3%), avant que Jean-Marie Le Pen ne crée la surprise en arrivant au second tour de l'élection présidentielle en 2002.
En 1976, il a hérité de ses amis Lambert. En novembre, l'immeuble qu'il habite avec sa famille est détruit par un attentat à la bombe.
De son premier mariage avec Pierrette Lalanne dont il divorce en 1985, il a eu trois filles (Marie-Caroline, Yann, Marine) qui lui ont donné neuf petits-enfants. Jean-Marie Le Pen se remarie le 31 mai 1991 avec Jeanne-Marie Paschos dite Jany, fille d'un marchand de tableaux grec et d'une mère d'origine néerlandaise et bretonne. (extrait du site officiel Jean-Marie Le Pen)