La Commune de 1871
BERNANOS (Georges)
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Un royaliste français ne saurait oublier ce que fût l'insurrection de 1871. Les communards "sont de notre pays, ils sont de notre sang, beaucoup d'entre eux sont morts en soldats, soit sur la barricade, soit devant les pelotons d'exécution. Nous ne les confondrons pas avec la canaille de la rue Haxo ou de la rue des Rosiers qu'on n'a jamais vue au feu. Si l'armée insurrectionnelle n'eût été composée que de lâches, de braillards et de cantinières, on s'expliquerait mal la résistance opposée par 30 000 fédérés à la magnifique armée de Versailles". D'ailleurs, "cette prétendue élite des affaires et de l'argent [.] acclama dans le bonhomme Thiers un patron fait à sa mesure, un propriétaire sans imagination et sans entrailles, enfin ce qu'on appelait jadis un bourgeois républicain. [.] La Commune s'inscrit dans un long cycle de jacqueries du peuple de Paris contre le parti du renoncement, toujours prêt à se soumettre à une volonté de puissance étrangère pour sauvegarder ses intérêts." 
Camelot du roi engagé au cercle Proudhon, auteur, notamment, de La grande peur des bien-pensants et de La France contre les robots, Georges Bernanos fût durant toute son existence un catholique sans concession et un royaliste assumé.
Ce petit livre reprend sa conférence du 28 février 1930 à l'Institut d'Action Française.