Idées portraiturées et fantaisies quodlibétales
STORMAY (Jean-Jacques)
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"Pour bien écrire, il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour n'être pas ennuyeux, pas trop de peur de n'être pas entendu" Montesquieu, Mes Pensées).
Voilà un art que l'auteur du présent travail a la pénible conscience de ne pas maîtriser, après avoir rédigé et publié vingt-cinq livres.
C'est par souci d'être entendu, ainsi compris, qu'il a toujours répugné à faire sauter les idées intermédiaires, de sorte que sa crainte de se rendre ennuyeux l'a disposé, cette fois-ci, à tenter de faire sourire ceux qui le liraient, au lieu de se contenter de les inviter à une austère réflexion supposant un effort rébarbatif. D'où la présence de quelques passages burlesques, farfelus, frisant la provocation. Il a fait, dans le choix de ce compromis, ce qu'il a pu.
Depuis que le monde tourne à l'envers, c'est-à-dire depuis 1789, les progrès du mal se manifestent selon un mouvement uniformément accéléré. Il en est ainsi au point que les dépositaires résiduels du bon combat sont confinés dans des ghettos psychologiques et sociaux.
Ce dont il est aisé de s'apercevoir, c'est que les Réactionnaires, ceux qui ne veulent pas de cet égout collecteur de toutes les transgressions morales et politiques qu'est le mondialisme, érigent en principe fondamental de leur vision du monde le devoir de se subordonner à une cause qui les transcende.
Cette tendance à se sacrifier pour une cause, à tenir l'hédonisme pour le fond de l'abjection, fait plébisciter par ceux qui y obéissent le sens du sacrifice de soi, et relativise, tend même naturellement à exténuer les pulsions égoïstes, les mesquineries, les haines médiocres issues des querelles d'ego. Le subjectivisme est la racine de la décadence, de l'individualisme actualisé dans l'esprit libéral comme dans l'esprit égalitaire, et enfin du mondialisme communiste consommant les virtualités de l'idée démocratique. Il est cette pathologie que dénonce et combat la lucidité des Réactionnaires.
Pourtant, les milieux réactionnaires sont infestés par les dégradantes crispations de ce genre, au point de paralyser tout ce qui leur reste de force pour conjurer le triomphe définitif de la subversion. Il convient de se demander pourquoi, dans la mesure où les causes psychologiques et morales de ce travers incapacitant ont des causes ultimement doctrinales.