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Chroniques sous Benoît XVI - T01

Référence : 9815
2 avis
Date de parution : 21 mai 2010
Auteur : MADIRAN (Jean)
EAN 13 : 9782916727714
Nb de pages : 430
34.50
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Description
Directeur de la revue mensuelle Itinéraires pendant quarante ans (1956-1996), co-directeur de Présent pendant vingt-cinq ans, de 1982 à 2007, et depuis lors resté l'un des éditorialistes du journal, Jean Madiran nous offre ici un recueil de ses chroniques quotidiennes sous les cinq premières années du pontificat de Benoît XVI. C'est-à-dire qu'il nous donne jours après jours - mais non pas tous les jours - l'angle de vue d'un laïc catholique sur le déroulement de l'histoire contemporaine.
On y retrouve les positions doctrinales qu'il a toujours défendues concernant l'assimilation réciproque des constatations de l'expérience politique et des leçons de la philosophie chrétienne : cette fois non point d'une manière didactique et abstraite, mais dans le regard, admiratif ou critique, porté sur les variations de l'actualité religieuse et sur les défigurations subies par la nation française.
TitreChroniques sous Benoît XVI - T01
Auteur MADIRAN (Jean)
ÉditeurVIA ROMANA (EDITIONS)
Date de parution21 mai 2010
Nb de pages430
EAN 139782916727714
PrésentationBroché
Largeur (en mm)160
Hauteur (en mm)240
Poids (en Kg)0.72
Biographie
Jean MADIRAN (1920-2013)
Jean MADIRAN (1920-2013) Né le 14 juin 1920 à Libourne, décédé à Paris le 31 juillet 2013, Jean Arfel, alias Madiran, Lagor ou Castetis, devient disciple de Charles Maurras qu'il rencontre pour la première fois en 1942.  

Jean Madiran : l'itinéraire s'achève  

Jean Madiran est mort le 31 juillet. Le fondateur du quotidien Présent était une figure de la presse politique française. Né en 1920, Jean Arfel écrit sous son nom ses tout premiers articles dans la Revue universelle, proche de l'Action française quelques mois avant le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale. Remarqué par Charles Maurras, qui le considère très vite comme l'un de ses jeunes dauphins, ce fervent partisan de la Révolution nationale, voulue par le Maréchal Pétain, fonde après la guerre L'indépendance française, qui, entre 1946 et 1950, accueille d'anciens journalistes de l'Action française comme Pierre Varillon. Très vite, à travers un itinéraire spirituel exigeant, il devient l'un des censeurs de la politisation à gauche de l'Eglise de France, contre laquelle il écrit deux livres retentissants, Ils ne savent pas ce qu'ils font et Ils ne savent pas ce qu'ils disent (1955), qui consacreront son talent d'essayiste. En 1956, il fonde la revue Itinéraires, qui, jusqu'en 1996, sera le symbole de la résistance spirituelle des catholique au processus d'autodestruction de l'Eglise, défendant avant que quiconque y ait seulement songé, la pérennité de la liturgie traditionnelle. Dans des Editoriaux, à la rhétorique ciselée, il perpétue quelque chose de la voix grave et obsédante de Charles Péguy. Une collection Itinéraires groupe autour de la revue des contributeurs de talent, de Henri Massis aux frères Charlier et à Louis Salleron. En 1968, Jean Madiran publie L'hérésie du XXème siècle. La revue tend à devenir l'expression d'une véritable école de pensée traditionaliste catholique. C'est dans cette perspective qu'en 1982, avec Romain Marie, François Brigneau et Pierre Durand, il fonde le quotidien Présent, dont il sera le directeur de la rédaction, le directeur de la publication et jusqu'aujourd'hui le directeur émérite et chroniqueur brillant.
Proche de Mgr Lefebvre, il avait refusé d'opter en 1988 en faveur des sacres illégaux de quatre évêques, préférant la position légitimiste de son vieil ami Dom Gérard Calvet, prieur puis abbé du monastère bénédictin du Barroux. Proche du Front national et de Jean-Marie Le Pen, il n'avait pas voulu vouer aux gémonies Bruno Mégret, lors de la scission de 1998, considérant qu'un journaliste n'avait pas à prendre parti dans une affaire d'hommes. Rappelant plusieurs fois par semaine, dans Présent, les fondamentaux du combat national et catholique, il publie de nombreux livres parmi lesquels, en 2002, Une civilisation blessée au cœur, qui passe pour son testament politique et La révolution copernicienne dans l'Eglise qui est son testament spirituel. 
[ Publié le jeudi 1 août 2013 par Minute ]    
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Critique du libraire
Recueil de chroniques quotidiennes, publiées dans le journal Présent d´avril 2005 à décembre 2009, qui correspondent aux cinq premières années du pontificat de Benoît XVI. Il nous donne l´angle de vue d´un laïc catholique sur le déroulement de l´histoire religieuse contemporaine sans négliger l´actualité politique et sociale de notre monde si éloigné de Dieu.
Les avis clients
Il y avait péril en la demeure !
5/5 Renaissance Catholique.
.----. Jean Madiran occupe une place à part dans le paysage intellectuel français. Chroniqueur, essayiste, il n’a jamais oublié qu’il fut professeur de philosophie. Il ne lui a pas suffi de réagir à l’actualité ; il n’a cessé depuis un peu plus de cinquante ans de prendre appui sur les événements pour en dégager la signification profonde, mettre en évidence les symptômes de la crise de civilisation qui secoue le monde occidental, décrypter les conséquences de la révolution copernicienne qui a vu l’homme prendre la place de Dieu jusque dans le discours ecclésiastique. Mais, philosophe, il n’en a pas moins voulu rester journaliste : il ne s’est pas contenté de réfléchir sur les causes, les fins et les principes ; il s’est astreint à ausculter, jour après jour, les maux qui affectent l’Église et la société, à dénoncer les défigurations subies par la nation française, l’imposture d’une laïcité devenue totalitaire, l’imprégnation marxiste de la pensée dominante, les dangers d’une expansion musulmane qui ne trouve guère devant elle que des volontaires pour la dhimmitude. Il ne s’est pas réfugié dans une confortable tour d’ivoire il a pris plus que sa part des combats de son temps. Parce qu’il y avait péril en la demeure. Crise dans l’Église et dans la société. « Quand Syracuse est prise, dit Maurras, Archimède est égorgé, et tant pis pour le théorème ». Les éditions Via Romana ont eu la bonne idée de rassembler en un fort volume de 430 pages ses éditoriaux et chroniques parus de la mort de Jean-Paul II, en avril 2005, au 31 décembre 2009. Le familier de Présent les retrouvera avec un bonheur intact. La lecture cursive que leur réunion permet en souligne la profondeur singulière; elle fait apparaître avec une acuité nouvelle la hauteur de vue et la cohérence d’une pensée à travers les mille et un prétextes que l’actualité lui offrait de se déployer. Les autres feront là une découverte émerveillée. [...] On découvre dans ce panorama du débat d’idées des cinq dernières années bien des épisodes qui nous avaient échappé. Tel concours administratif dont l’épreuve consiste à donner son opinion personnelle sur l’interdiction du mariage homosexuel, tel commentaire d’un Monsignore accrédité s’étonnant que le pape « focalise sa prédication sur Dieu ». Virtuose de la langue française, jean Madiran n’a pas son pareil pour décortiquer la déclaration imbécile d’un éditorialiste, d’un politicien, d’un évêque. Montrer les conséquences absurdes ou délétères des slogans convenus, des déclarations à l’emporte-pièce, des paresseuses habitudes de pensée de la modernité. Il les examine avec une méticulosité jubilatoire, se jouant de sa victime avec les délices d’un chat examinant sous tous les angles la souris qu’il vient de capturer. C’est souvent savoureux, parfois cruel, toujours libérateur. Jean Madiran défie sur son propre terrain la police de la pensée avec un humour digne de Beaumarchais. Il fait plus que cela. Dans le déluge du mensonge et de la médiocrité, on a le sentiment, à le lire, d’avoir le rare privilège d’être épaulé, soutenu, par un maître qui vous aide à voir, à réfléchir, à penser. La lueur fugitive d’un phare dans la nuit. Jean Madiran occupe une place à part dans le paysage intellectuel français non pas seulement parce qu’il est à la fois philosophe et journaliste, théologien et polémiste : fils de saint Thomas d’Aquin, d’Aristote et de Maurras autant que de Léon Daudet. Parce qu’aussi, auteur d’une quarantaine de livres qui ont analysé aussi bien L’Hérésie du XXe siècle que les contradictions de la démocratie moderne, l’agonie de la civilisation que la révolution conciliaire, il en est, officiellement ignoré. Ne cherchez pas de recension de son livre dans la grande presse où se trouvent signalés, chaque jour, chaque semaine, tant de chef d’oeuvres, renouvelant Balzac et Stendhal, nous dit-on, par l’art d’écrire, Pascal et saint Augustin par le tranchant de la pensée. Ces Chroniques sous Benoît XVI ne seront ni louées ni critiquées. Elles ne rencontreront, hors la « presse amie », que le silence. Ce silence juge l’époque. C’est la lecture la plus intelligente, la plus décisive, que l’on puisse recommander. [ Michel De Jaeghere dans " Renaissance Catholique ", n°112, mai/juillet 2010 ]
Le clan montinien !
3/5 L'entente catholique de Bretagne
.----. Nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs cet ouvrage où sont regroupés tous les articles de Jean Madiran (parus dans le quotidien Présent) du 5 avril 2007 au 1er janvier 2010, avec un bon index qui permet d’y circuler facilement. Non seulement Jean Madiran traite dans le détail l’action de l’actuel Souverain Pontife, mais c’est l’occasion pour lui de revenir sur maintes questions brûlantes. Il s’étend longuement sur la surprenante promotion de Mgr Jean-Louis Bruguès, qui fut le calamiteux président de la Commission doctrinale de l’Épiscopat français et qui est devenu archevêque secrétaire de la Congrégation pour l’Éducation et les Séminaires. Cela pose la question de l’influence encore trop réelle que conserve à Rome le clan montinien. Il ne faut pas oublier que normalement, la nouvelle charge de Mgr Bruguès le destine à devenir cardinal. Le Saint-Père fait penser à Gulliver réduit à l’impuissance par de multiples liens. La bonne volonté du Pape est trop souvent contrecarrée par le mauvais vouloir d’une partie de son entourage. Jean Madiran souligne aussi le rôle néfaste joué par l’Épiscopat français, et il stigmatise le manque d’enthousiasme du cardinal Vingt-Trois à défendre Benoît XVI, – ce qui contraste avec le courage manifesté par l’Épiscopat italien. Il insiste sur la nécessité urgente de restituer le petit catéchisme, qui a disparu de France. On ne pourra rien faire si les enfants ne reçoivent pas des bases solides. La place nous manque pour passer en revue et commenter en détail les chroniques romaines passionnantes de Jean Madiran. Nous recommandons à nos lecteurs de s’y plonger sans retard. À chaque page ils trouveront des raisons de s’enrichir spirituellement et intellectuellement.. .[ Bernard de Kerraoul dans " L'entente Catholique de Bretagne " ( 1 rue Charles Le Goffic - 22000 - Saint-Brieuc ) numéro 192 - juillet-août 2010 ].