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Kosovo - Une guerre "juste" pour un état mafieux

Référence : 75605
Date de parution : 15 mai 2013
Auteur : PEAN (Pierre)
Éditeur : FAYARD (EDITIONS)
EAN 13 : 9782213651354
Nb de pages : 458
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Description
La première guerre de l'OTAN a été menée au nom des droits de l'homme : frapper fort pour "prévenir un génocide" et stopper les troupes serbes menaçant des populations civiles. Elle était pourtant illégale. Pendant 78 jours, au printemps 1999, l'Alliance emmenée par les États-Unis a bombardé la Serbie, y compris le Kosovo, alors sa province, avec le soutien enthousiaste de la plupart des intellectuels et médias français.
La même Alliance, soutenue par l'Europe, a détaché de la Serbie le Kosovo pour en faire, en 2008, un nouvel État qu'elle a adoubé. Quatorze ans après, où en est le Kosovo "démocratique" et "pluri-ethnique" ? Voici un droit de suite - un de plus - dont nous avons été privés. En dépit de ses déclarations d'autosatisfaction, la communauté internationale a failli. Une véritable purification ethnique a débarrassé le Kosovo d'une grande partie de ses minorités (en premier lieu, serbes et roms), au lendemain de l'intervention de l'OTAN et en 2004.
Au centre des trafics dans les Balkans, le nouvel Etat est dirigé par les leaders issus des rangs de l'UÇK, l'ancien mouvement indépendantiste armé, hier encore présentés comme les "combattants de la liberté", et aujourd'hui connus pour leurs liens avec le crime organisé. Pierre Péan démontre la terrible duplicité de la communauté internationale, États-Unis en tête. Tous, Américains, Britanniques, Français et Allemands, savaient parfaitement à qui ils avaient affaire ; leurs services ont souvent appuyé ou formé militairement plusieurs des leaders de l'UÇK.
L'auteur révèle que la France mena de facto une politique à double face pendant et aussitôt après la guerre. Depuis, ni Washington ni Paris n'ont jamais voulu désavouer leurs anciens protégés. Même la justice internationale et l'ONU ont été entravées. Voilà comment un effrayant trafic d'organes, mis au jour dès 2003 par des membres de la Mission d'administration du Kosovo de l'ONU, a été étouffé pendant sept ans.
Pourtant, le constat, effroyable, des exactions et crimes commis ou couverts par le nouveau régime est abondamment documenté par nombreux enquêteurs internationaux, magistrats et agents de services de renseignement présents sur le terrain. Pierre Péan est allé à la rencontre de ces victimes ignorées par l'opinion internationale. Ce livre lève un coin du voile.
TitreKosovo - Une guerre "juste" pour un état mafieux
Auteur PEAN (Pierre)
ÉditeurFAYARD (EDITIONS)
Date de parution15 mai 2013
Nb de pages458
EAN 139782213651354
PrésentationBroché
Épaisseur (en mm)39
Largeur (en mm)153
Hauteur (en mm)235
Poids (en Kg)0.74
Critique du libraire
Une fois de plus, Péan a travaillé pour tenter de faire une synthèse complète. Apparemment, il a réussi et ne tait rien. Pour parvenir à un tel ouvrage de 500 pages denses, brûlantes, pour soulever des sujets terribles et les résoudre, il faut à l'auteur un courage réel, mental et physique. Il donne des détails et des noms sur les responsables des trafics de chair humaine (cœurs, reins...) enlevés pour des transplantations ! Il montre que l'OTAN a voulu obstinément créer un Etat en dépit des réalités et que pour cela, ses responsables n'ont pas hésité à donner la main à une mafia particulièrement monstrueuse. Oui les pousse-au-crime l'ont fait au nom des droits-de-l'homme, de fausses bonnes raisons "humanitaires". Ce qu'on retient de plus frappant c'est l'imbroglio de manœuvres à quadruple bande, un échantillonnage des techniques de manipulations (des peuples, des media, des gouvernements). Les mensonges les plus gros (sur des "camps de la mort", sur des "viols de masse de femmes musulmanes"...), les reportages inventés, les atrocités inimaginables, les trahisons les moins prévisibles, il y a tout eu. Et l'opinion, bien formatée, a marché. La grille de lecture des événements était simple : les bons, les gentils étaient forcément bosniaques, albanais, souvent musulmans. Ceux que l'Europe devait aider. Les méchants sans hésitation étaient serbes. Deux mois et demi de bombardements de l'OTAN ont été nécessaires pour faire plier "l'arrogante" Serbie. Kouchner était content de lui, chaleureux avec les chefs mafieux venus d'Albanie. Quand ensuite, quelques journalistes cohérents, quelques "humanitaires" lucides ont parlé des trafics (d'organes, de femmes, d'armes..), on n'a pas voulu les écouter. Pour installer la démocratie, a-t-on expliqué, la guerre "juste" a été nécessaire. Nous avons un cas d'école d'une énorme manipulation organisée pour le plus grand profit de réseaux politico-mafieux. Claude VIGNON, Lectures Françaises n° 675 (juillet-août 2013)