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La marseillaise de Santa Chiara - Souvenirs d´un séminariste d´avant Vatican II

Référence : 32452
3 avis
Date de parution : 4 mars 2009
Auteur : HERVE (Charles)
Collection : XENOPHON
EAN 13 : 9782357910003
Nb de pages : 294
23.00
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Description
L'auteur s'est résolu, face à la crise qui sévit dans l'Eglise catholique, à partir de 1965, à livrer un témoignage très inédit en son genre. C'est celui du parcours d'une vocation sacerdotale avortée, allant de 1945 à 1960.
Charles Hervé, né en 1934, dans une famille d'antique souche bretonne, a fait ses études secondaires à Neuilly-sur-Seine et débuté son cycle d'études supérieures à La Sorbonne. Il le poursuivra par des études de philosophie scolastique à l'Institut catholique de Paris, entrant au Séminaire universitaire des Carmes (1955-1956). Suivra la longue parenthèse d'un service militaire de vingt-sept mois, débuté en Allemagne et poursuivi en Algérie (1957-1958). Puis il sera envoyé à Rome par le cardinal archevêque de Rennes pour y poursuivre des études de théologie (1959-1960). C'est au séminaire français de Santa Chiara qu'il sera confronté à la subversion pré-conciliaire. Rétrospectivement, il lui est apparu qu'elle portait déjà en elle les germes de l'explosion de mai 1968. Il a mené, en Bretagne, une carrière de cavalier, éleveur de concours hippique et de président de syndicat agricole. Parallèlement, il a conduit une autre carrière de journaliste, de conférencier et d'écrivain.
Aujourd'hui, Charles Hervé est père de quatre enfants et grand-père.
TitreLa marseillaise de Santa Chiara - Souvenirs d´un séminariste d´avant Vatican II
Auteur HERVE (Charles)
ÉditeurATELIER FOL'FER (EDITIONS)
Date de parution4 mars 2009
Nb de pages294
CollectionXENOPHON
EAN 139782357910003
PrésentationBroché
Épaisseur (en mm)26
Largeur (en mm)140
Hauteur (en mm)200
Poids (en Kg)0.38
Critique du libraire
8 p. photos noir et blanc - Préface de l´abbé Lorans et postface d´Alain Sanders. Le témoignage bouleversant d'un élève du séminaire français de Rome à la fin des années 50 confronté aux dérives pré-conciliaires. Et pour reprendre les termes du préfacier, l'abbé Lorans : « A travers l'histoire d'une vocation sacerdotale qui n'a pas pu se réaliser, Charles Hervé nous offre des mémoires pour servir à l''histoire de l'Eglise ». "Livre qui mérite d'être lu et diffusé. A travers ces souvenirs d'un séminariste d'avant Vatican II, c'est une tranche d'histoire de l'Eglise qui trouve un éclairage pris sur le vif, du plus haut intérêt pour tous ceux qui cherchent à comprendre les cheminements par lesquels les modernistes ont préparé le Concile." Sous la Bannière (mars-avril 2011).
Les avis clients
la Révolution au séminaire .
5/5 Monde & Vie
.----. Pour un peu, on pourrait croire à un titre de roman historique, avec un relent de mystère romain, une histoire perdue quelque part dans la conquête de l’Italie par un certain général Bonaparte. Santa Chiara, évidemment, ce pourrait être aussi le nom d’un vin italien, à déguster en terrasse, pour se rafraîchir un soir d’été. Pourtant, c’est ce même clin d’œil italien qui d’emblée ouvre une autre perspective au connaisseur de l’histoire religieuse. En effet, ce nom, c’est d’abord, et surtout pour les Français, celui de la rue de Rome où se situe le Pontificium seminarium Gallicum. Autrement dit, le Séminaire français de Rome ! C’est là que devait atterrir en 1959 le jeune Charles Hervé, séminariste breton qui avait suivi ses études en vue du sacerdoce à l’Institut catholique de Paris et au Séminaire universitaire des Carmes. Comment s’est-il retrouvé à Paris, puis à Rome, plutôt qu’en Bretagne ? Charles Hervé le raconte dans ce livre de souvenirs, qui dépasse de très loin le simple récit personnel pour s’élever au rang d’un témoignage pour l’histoire. De manière plaisante, sans jamais se prendre au sérieux, il y explique la fin de deux mondes : celui de la présence française en Afrique du Nord et celui de l’Église du pape Pie XII. Comme il le dira des années plus tard à Mgr Lefebvre, avec une certaine hésitation, c’est au Séminaire français de Rome qu’il découvre combien le modernisme et la subversion ont pénétré l’Église. Non seulement au sein du séminaire lui-même, où se murmure La Marseillaise à la lecture d’un texte du cardinal Ottaviani, préfet du Saint-Office, qu’à l’université Grégorienne, tenue par les Jésuites et où plusieurs enseignants distillent le poison dans les intelligences. Les souvenirs de Charles Hervé fourmillent de faits, petits ou grands, qui restituent le climat d’une époque qui a profondément changé le visage de l’Église et meurtri quantité d’âmes. On s’en doute, jamais Charles Hervé, qui claquera la porte du Séminaire français de Rome, n’accèdera au sacerdoce. Cette subversion, il l’avait vue à l’œuvre lors de son séjour en Allemagne et en Algérie pendant son service militaire. Rempli d’idéal, le jeune homme n’envisageait pas sa présence obligée par la République autrement que comme un envoi en mission, un témoignage en faveur de l’âme catholique de la France. Il découvrira combien ses propres confrères étaient déjà passés à l’ennemi. Charles Hervé a toujours nourri une vive admiration pour Jean de La Varende et au terme de son récit, on comprend mieux la formule utilisée par l’abbé Lorans dans sa préface: les manants de la foi. [ Signé : Philippe Maxence dans " Monde & Vie ", n° 815, 29 août 2009 ]
Décourager les vocations ?
5/5 Rivarol .
.----. « Des mémoires pour servir à l'histoire de l'Eglise » (dixit l'abbé Alain Lorans dans la préface), « sorte de confession d'un enfant du demi-siècle » ajoute Alain Sanders en postface, les souvenirs de Charles Hervé prouvent que la subversion couvait bien avant l'ouverture du funeste concile au séminaire français de Rome et que l'abandon de l'Algérie était programmé fort en deçà du processus « d'autodétermination ». En 1959/60, le père Barré, supérieur de Santa Chiara – où Témoignage chrétien a droit de cité alors qu'Itinéraires et... Écrits de Paris sont proscrits –, souffre sans mot dire que l'allocution du cardinal Ottaviani, lue au réfectoire en hommage aux prélats persécutés d'Europe de l'Est, soit ponctuée du fredon révolutionnaire, la réaction indignée du jeune séminariste étant qualifiée « d'impulsive et rebelle ». Tout était déjà en place pour décourager les vocations les mieux mûries, comme celle de Charles Hervé dont la navrante expérience précède largement Vatican II. Un chemin spirituel qui commence avec le catéchisme à Puteaux, M. Hervé père enseignant l'anglais au lycée de Suresnes. Les recteurs bretons environnant la résidence estivale de la famille paternelle, le service de la messe, le scoutisme, entourent l'enfant puis l'adolescent d'un climat propice à l'épanouissement de l'appel sacerdotal. Philosophie scolastique à la Catho, séminaire universitaire des Carmes, intermède du service militaire en Allemagne prolongé en AIgérie, enfin Rome d'où le chasse, au bout de sept mois, la vindicte du père Barré qui poursuivra sans relâche ce résistant impénitent devenu persona non grata au grand séminaire de Rennes comme aux Carmes. Né trop tôt (1934) pour intégrer Ecône, Charles Hervé nous fait toucher du doigt le travail souterrain des théologiens modernistes et la lâcheté des prêtres les mieux formés, tel l'abbé Luc Lefebvre, suivant le mouvement impulsé par les fossoyeurs de la foi. Réduit à l'état laïque contre son gré, marié et père de quatre enfants – dont l'un a embrassé la vie religieuse qui lui fut refusée –, il poursuit le combat pour la restauration de la Tradition au sein de l'Eglise. [ Signé : Marie-Gabrielle Decossas dans " Rivarol ", n° 2904 du 7 mai 2009 ]
Document de première main !
5/5 Le Chardonnet.
.----. La Marseillaise de Santa Chiara Souvenirs d’un séminariste d’avant Vatican II Le Séminaire français de Rome ou « Santa Chiara », du nom de l’église du séminaire, était le lieu de formation sacerdotale de l’élite du clergé français. Mgr Lefebvre et son frère aîné y firent leurs études ecclésiastiques. Charles Hervé se sentant appelé par Dieu commencera ses études à l’Institut catholique de Paris, puis au Séminaire des Carmes avant les vingt-sept mois de service militaire, en pleine guerre d’Algérie. Envoyé ensuite à Rome pour y suivre sa théologie, l’auteur y découvre avec stupéfaction un séminaire gangrené par la propagande de gauche, tant politique que religieuse. Le Concile Vatican II vient à peine d’être convoqué mais déjà bien des esprits sont prêts à emboîter le pas au vent de réformes et de révolution qu’il apportera. Ces mémoires constituent un document de première main sur l’ambiance et les mentalités qui dominent dans les paroisses tant en Bretagne qu’à Paris, dans les séminaires parisiens et romains au tournant des années soixante. Charles Hervé évoque sans amertume mais avec lucidité l’effritement d’un esprit religieux ouvert au changement, méprisant la Tradition et déjà bien touché par l’esprit moderniste. Jusqu’à cette Marseillaise entonnée pendant la lecture à table d’une conférence du Cardinal Ottaviani. Témoignage chrétien et Le Monde constituaient, il est vrai, la presse lue par certains et qui ne s’en cachaient pas. Rien d’étonnant alors à ce que des séminaristes approuvent les révoltes d’Algérie et souhaitent, en toute charité, la condamnation à mort des opposants à l’indépendance du pays... De nombreuses figures ecclésiastiques ou du monde des lettres s’inscrivent dans le chemin spirituel d’un jeune catholique qui se retrouve dans le devoir de choisir, pour accéder au sacerdoce, entre sa fidélité à la foi catholique et l’acceptation des orientations nouvelles. C’est ainsi que Charles Hervé croisera ou connaîtra plus intimement des hommes aussi divers que Merleau-Ponty, La Varende, l’abbé Ange Roussel, auteur de Libéralisme et Catholicisme, le Père Gazelles, le chanoine Verneaux, le Père Fuchs, professeur de théologie morale, disciple de K. Rahner, le Père Emile Osty, l’abbé Lustiger (futur cardinal), le tout fraîchement créé Cardinal Béa, sans oublier Mgr Marcel Lefebvre, l’abbé Montgomery-Wright, curé du Chamblac, l’abbé Luc Lefèvre, fondateur de la maison d’édition Le Cèdre et de la revue La Pensée catholique, et bien d’autres. Après La blessure de Jean-Pierre Dickès qui nous donnait un témoignage légèrement postérieur sur le séminaire d’Issy-les-Moulineaux, « La Marseillaise de Santa Chiara » de Charles Hervé vient confirmer les prémices d’un bouleversement doctrinal que le Concile Vatican II amplifiera et validera, dans les lieux mêmes où la foi catholique aurait dû être préservée. les séminaires. [ Abbé Philippe Bourrat Le Chardonnet, mars 2009 ]