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Le terrorisme pastoral - Résurgence de la théologie de la libération

Référence : 410
2 avis
Date de parution : 6 mai 2009
Collection : L´ETOILE DU BER
EAN 13 : 9782357910041
Nb de pages : 198
20.00
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Description
Mon intention initiale n'était pas d'écrire un livre mais de présenter à quelques amis les conclusions d'une brève enquête sur la résurgence de la théologie de la libération à travers les textes et les faits incontestables dont j'avais connaissance. A ma grande surprise la matière est devenue si abondante et si complexe que s'en tenir à la simple évocation, même détaillée, d'un phénomène local, voire national, ne rendait pas compte d'une entreprise intercontinentale. En fait, en ce début du XXIe siècle, un simple récit ne pouvait suffire à expliquer une page d'histoire de l'Eglise. Car il s'agit bien d'un événement majeur. Les faits que nous allons rapporter sont l'ultime avatar de la démocratie religieuse initiée par Marc Sangnier au début du XXe siècle. L'alliance contre nature de la religion catholique et de la Révolution trouve ici son aboutissement. L'idéologie d'une myriade d'ONG, d'associations et de collectifs en tout genre, a pénétré jusqu'au cœur de la structure de l'Eglise catholique en France et elle en a dénaturé l'élément constitutif essentiel qui est l'amour du prochain en lui substituant la construction d'un nouvel ordre mondial utopique dans lequel se résoudraient les contradictions du capitalisme libéral source de tous les maux et injustices de la planète.  

Professeur de lettres, directeur de la revue Permanences, reporter au Figaro Magazine, Jean-Pierre Moreau est aussi le coréalisateur de Dieu et Marx, produit par l'agence Sygma TV. Il est également le réalisateur du documentaire « RSA : Informal Sector ». Auteur de L'Eglise et la subversion et de L'Affaire du CNPF.
TitreLe terrorisme pastoral - Résurgence de la théologie de la libération
Auteur MOREAU (Jean-Pierre)
ÉditeurATELIER FOL'FER (EDITIONS)
Date de parution6 mai 2009
Nb de pages198
CollectionL´ETOILE DU BER
EAN 139782357910041
PrésentationBroché
Épaisseur (en mm)10
Largeur (en mm)170
Hauteur (en mm)240
Poids (en Kg)0.37
Les avis clients
Faut-il vraiment donner au CCFD ?
5/5 Le Salon Beige .
.----. Dans Le Terrorisme pastoral, Résurgence de la théologie de la Libération, Jean-Pierre Moreau dévoile les liens du Comité catholique Contre la Faim et pour le Développement (CCFD) avec les mouvements prônant la théologie marxiste de la libération. On y apprend : « [A]u conseil d’administration actuel du CCFD, le représentant de l’ACO [Action catholique ouvrière] est inscrit à la CFDT et au PS et [...] celui de la JOC [Jeunesse Ouvrière Chrétienne] a signé le programme de Martine Aubry et [...] était présent sur la liste des 1000 jeunes pour DSK. » [p.56] A la page 136, on apprend que Guy Aurenche, avocat et président du CCFD depuis le 1er janvier 2009 a signé en 2000 les 5 propositions pour l’Eglise du groupe Paroles, parmi lesquelles : « Nous demandons aux responsables [de l’Eglise] un changement de discours dans le domaine de la bioéthique et de la morale familiale, conjugales, sexuelle. [...] Nous demandons aux responsables de modifier les pratiques actuelles de l’autorité dans l’Eglise [...] Nous demandons aux responsables, et tout spécialement à l’évêque de Rome, d’autoriser au plan régional de véritables débats sur l’ordination d’hommes mariés ». Le 22 juin 2007, le même Guy Aurenche a pris fait et cause dans un article du Monde pour Amnesty International contre Rome, qui, par la voix du Cardinal Martino, avait demandé à Amnesty de ne pas ajouter le droit à l’avortement parmi les droits que l’organisation défend. Voilà une organisation « catholique » qui ne défend pas l’Evangile de la Vie. [ Le Salon beige, 9 août 2009
Le billet de François Foucart
5/5 L'homme nouveau .
.----. La longue dérive du CCFD Le titre d'un ouvrage récemment paru m'avait intrigué : Le terrorisme pastoral (1). En fait, il s'agit d'un sujet qui fit quelques bruits dans les années 1980 : le Comité catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), association humanitaire très officiellement soutenue par l'épiscopat. À l'époque, plusieurs articles retentissants avaient paru dénonçant, preuves à l'appui, l'usage parfois scandaleux des fonds versés par les braves gens, notamment au moment du Carême : financement de mouvements révolutionnaires en Amérique du Sud, d'une radio communiste au Vietnam, d'une revue anti-Pinochet au Chili (La Bicycletta), participation à la défense armée du Front Sarahoui alors qu'il était question de lait en poudre, etc. À Lourdes, lors de l'Assemblée plénière de l'épiscopat, je me souviens avoir vu, Mgr Vilnet, alors Président, dire après avoir lu le titre mais pas l'enquête : « Nous nous élèverons toujours contre la calomnie. » Mgr Vilnet, grand ami du CCFD, se trompait cependant. Le CCFD fit un procès qu'il perdit, contrairement à ses dires (en faisant l'amalgame avec une autre procédure contre l'UNI), et le substitut Philippe Bilger avait dit que les faits étaient établis : «l'ai le sentiment ici que le religieux se dévoie dans le politique et que le politique pour se justifier est ressourcé dans le religieux. » Vingt-cinq ans après qu'en est-il et l'épiscopat a-t-il fait amende honorable ? Guillaume Maury, auteur de l'article en 1985, et d'un premier ouvrage (L'Église et la subversion), et qui signe aujourd'hui de son vrai nom Jean-Pierre Moreau, affirme et démontre que non. Rien ne semble avoir changé si ce n'est que l'on en parle moins dans les églises, mais plus dans les instances internationales (qui drainent beaucoup d'argent). Certains évêques, piégés par une lecture oblique de l'Évangile, par le politiquement correct et le désir de paraître dans le vent humanitaire, continuent à refuser de voir les choses en face. C'est pourtant simple. Oui, il faut d'abord que les gens aient le ventre plein avant de leur présenter l'Évangile. Oui, l'action humanitaire est nécessaire et signe de chrétienté. Oui, les 15 000 bénévoles du CCFD sont de braves gens, généreux. Mais ils sont désinformés : ils ignorent qu'une manipulation idéologique de la religion, le retour obstiné d'une certaine théologie de la libération, sont catalyseurs de tensions et même de violence dans le tiers-monde. On verra avec bien des détails que le CCFD est moteur dans le fameux Forum social du Brésil comme on verra l'affiliation au groupe « Paroles » très anti-Vatican. On verra enfin que les évêques français ne veulent pas se convertir à la vérité. Le dossier, pourtant, est là, à nouveau. [ " L’Homme Nouveau ", n° 1447, samedi 6 juin 2009 ]