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Martin Buber, théoricien de la réciprocité

Référence : 1284876
Date de parution : 20 septembre 2023
EAN 13 : 9782372712422
Nb de pages : 128
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Description

Produit typique de la symbiose judéo-allemande, Martin Buber (1878-1965) est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands penseurs juifs du XXe siècle. L’originalité de son parcours, qui fait l’objet de ce livre, n’en est pas moins souvent méconnue. Influencé dans sa jeunesse par la pensée de Nietzsche et la philosophie romantique de la vie, auteur d’une thèse de doctorat sur la mystique rhénane, il adhéra dès 1898 au mouvement sioniste parce qu’il y voyait une occasion pour le peuple juif de se régénérer en développant une "nouvelle culture de la beauté", vision "culturelle" qui le mit vite en opposition avec Theodor Herzl. Très proche de l’anarchiste Gustav Landauer, mais aussi de plusieurs représentants de la Révolution Conservatrice allemande, il se fit ensuite connaître par ses travaux sur le hassidisme, mouvement mystique juif antimoderne dans lequel il voyait l’exemple même d’une « tradition vivante ».

Mais c’est surtout dans son livre le plus célèbre, Le Je et le Tu (1923), que Buber s’est définitivement affirmé comme le théoricien d’une identité communautaire fondée sur la réciprocité :

"Au commencement est la relation, qui est une catégorie de l’Etre". Les deux termes essentiels qui fondent la dialectique de la relation (que ce soit avec les autres hommes, la nature ou le cosmos tout entier) sont le Je-Tu, qui seul permet un véritable dialogue, et le Je-Cela, attitude réductrice et égotiste qui transforme les personnes en simples objets. Une oeuvre à découvrir.

TitreMartin Buber, théoricien de la réciprocité
Auteur BENOIST (Alain de)
ÉditeurVIA ROMANA (EDITIONS)
Date de parution20 septembre 2023
Nb de pages128
EAN 139782372712422
PrésentationBroché
Épaisseur (en mm)10
Largeur (en mm)135
Hauteur (en mm)210
Poids (en Kg)0.20
Critique du libraire

La philosophie relationnelle du grand penseur juif : "l’être humain ne s’accomplit qu’en communiant avec son créateur, la création et l’humanité."

Un artisan de paix entre Juifs et arabes en Palestine

Un remède à l’individualisme moderne

Presse : Philosophie magazine, Bd Voltaire, Causeur, radio J…

Préface de Guillaume de Tanoüarn.

« La recension de cet ouvrage constitue pour nous une gageure : en effet, nous nous étions promis de ne jamais lire ne serait-ce qu’une ligne de cet auteur intellectuellement inconséquent dont nous connaissons les blasphèmes réguliers envers notre Sainte Religion, trahissant chez lui une regrettable étroitesse d’esprit.

Mais si nous avons fait exception à la règle, c’est à cause de la couverture du livre mettant sobrement en valeur le pénétrant portrait d’une figure que nous connaissons bien. En effet, il s’agit de Martin Buber dont nous avions lu le difficile mais incroyable ouvrage Judaïsme il y a de cela quelques années. Ancien et très influent activiste sioniste converti au hassidisme (sorte de mystique juive extrême venue de Pologne), Buber est resté tout au long de sa vie ce que l’on appelle un Juif hétérodoxe. Il fréquenta de grands noms du judaïsme international (qu’ils soient sionistes, socialistes révolutionnaires, néoconservateurs ou talmudistes) comme Gustav Landauer (dont le grand rival fut le sanguinaire Eugene Leviné), Théodore Herzl (avec lequel il était en désaccord), Chaïm Weizmann ou encore Stefan Zweig. L’étude proposée ici est à notre humble avis assez superficielle, elle aurait nécessité des développements plus importants notamment concernant la question du hassidisme qui est une mystique sacrilège où le sexe joue un rôle quasi primordial, ce que l’auteur se garde bien de nous révéler, se contentant de nous parler «?d’extase?» et de «?communion joyeuse?»?; elle n’en demeure pas moins fort instructive et aborde plusieurs sujets fort intéressants. L’influence importante exercée par de grandes figures allemandes comme Jacob Böehme, les lluminés Herder et Fichte ou encore Nietzsche sur la pensée de Martin Buber trahissent des inspirations philosophiques et ésotériques communes fortement marquées par un panthéisme omniprésent, ce qui est assez amusant lorsque l’on sait par exemple que Fichte était un antisémite féroce. Mais cela n’a en fait rien de bien surprenant lorsque l’on sait que tous furent de virulents ennemis du catholicisme romain. Martin Buber faisait partie dans sa jeunesse d’un courant de pensée strictement judéo-allemand qui se revendiquait surtout de Nietzsche voire de Goethe, confirmant une règle historique que beaucoup n’arrivent pas à assimiler : à savoir que quand bien même une nation s’affiche ouvertement anti-juive, si elle est contre l’Église elle ne peut que devenir une auxiliaire de la Synagogue de Satan. Et le cas de l’Allemagne illustre cette vérité de manière aussi bien tragique que remarquable.

Le chapitre le plus long de l’ouvrage est évidemment une analyse du célèbre Je et Tu de Martin Buber, chapitre dans lequel Benoist peut, au sujet d’un thème abscons et compliqué, donner libre cours à son intellectualisme, n’hésitant pas d’ailleurs à faire appel à une autre sommité en la matière pour apporter une consistance toute relative à ses propos alambiqués : Emmanuel Levinas (que le lecteur essaye donc de lire Difficile liberté en restant impassible). On est loin d’un Marcel de Corte ou d’un Blanc de Saint-Bonnet…

On remerciera toutefois Alain de Benoist de s’être livré à cet exercice d’admiration quelque peu indécent, nous proposant une lecture somme toute plaisante à réserver aux connaisseurs.

I. C., dans Lectures Françaises n° 798 (octobre 2023)