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N° 745 - Mai 2019 : Genèse et actualité du grand remplacement

Référence : 108500
3 avis
Date de parution : 7 mai 2019
EAN 13 : 0000001085006
Nb de pages : 64
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Description
SOMMAIRE :  

- Éditorial (par Jérôme Seguin) (p. 1)
- Les brèves (p. 3)
- Les dates à retenir (p. 4)  

Politique française
- Remaniements à petites touches et vieux complices (par Jacques De Kremer) (p. 5)
- La course à l'échalote des européennes (par J. De K.) (p. 8)
- Les petits architectes de l'ouverture macronienne (par Pierre Romain et J. De K.) (p. 10)  

Actualité
- Fichage en gros et en détail (par J. De K.) (p. 12)
- Racialisme à la Sorbonne (par P. R.) (p. 13)  

Économique et social
- Suite printanière des dégradations « jaunes » et quelques conséquences (par Michel Leblanc) (p. 15)
- Le « pognon dingue » des campagnes électorales (par M. L.) (p. 17)  

Études
- De Richard N. Coudenhove-Kalergi à la signature du pacte de Marrakech (2e partie, par Pierre-Emmanuel Lorrain) (p. 19) 

*
- Dans notre courrier (par Jean Auguy et J. S.) (p. 35) 
Satan prince de ce monde ? (Cahiers Saint-Raphaël) - Permanences (revue) - Marchons ! (bulletin) - Brigneau et Madiran - Honte à la ville de Bordeaux - Un nouveau magazine féminin : « Françoise » - François Coudrin, capitaine de paroisse et maire - Homohérésie - Privilège pour Amazon - Journal des Libertés - Des massacres oubliés (la Révolution en Midi toulousain) - La révolution toujours dans ses œuvres (à Bédoin)...
- Courrier des lecteurs (p. 43)  

Tribune libre
- La fumisterie au service du féminisme et des idéologies de la révolution (par Custos) (p. 47) 

*
- L'actualité en bref (par P. R., J. De K. et M. L.) (p. 51) 
Ramdam au Temple - Les prénoms, marqueurs de l'immigration et peut-être de l'intégration.  

Géopolitique
- Dernières nouvelles italiennes (par Claude Vignon) (p. 53)
- Le mondialisme en marche (par Cl. V. et Winston Smith) (p. 55)
La Chine ne cache plus ses ambitions médiatiques mondiales. 

*
- Ils nous ont quittés (par J. S.) (p. 57) 
Paul Chaussée - Janpier Dutrieux - Michel Georget. 

*
- La vie des livres (par J. S.) (p. 59)
Un automne romain (de Michel De Jaeghere) - L'Enlèvement du Maréchal Pétain (de Xavier Aiolfi) - Sociologie du hardeur (de Lounès Darbois) - Pierre Héring. Avec Pétain et De Gaulle, un général anticonformiste (de François de Lannoy) - André de Rostolan, 1784-1833 (Mémoires inédits et manuscrits) - Prisonniers des libérateurs (de Camille Maire) - Le Siècle des Rose-Croix. Pascal contre Descartes (d'Alain Pascal) - La Vraie pensée d'Augustin Cochin (de Yves Morel).
Biographie
Michel GEORGET (1934-2019)
Michel GEORGET (1934-2019) Né en Touraine en 1934, Michel Georget a grandi en milieu rural dans le moulin de son père, tout à la fois agriculteur et minotier.
Après sa scolarité à la communale de son village natal puis chez les frères des Écoles chrétiennes et enfin au lycée Descartes de Tours, il fait de brillantes études universitaires à la faculté des sciences de Poitiers, obtenant les certificats de S.P.C.N., botanique, zoologie et géologie.
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Critique du libraire
ÉDITORIAL :  

Dans notre précédent numéro, nous avions intitulé un article Le Parlement européen. Une utopie, une imposture, un danger, reprenant le titre d'un ouvrage prémonitoire de Jacques Bordiot, paru en 1978. Nous y présentions le dernier livre de Philippe de Villiers , dont le contenu, disions-nous, « prouve que, depuis des décennies, tout ce qui a été affirmé par les instances dirigeantes et les gouvernants des États européens n'est qu'un tissu de mensonges et de contrevérités ». Nous rappelions aussi, dans notre conclusion, les propos de Henry Coston, écrits en 1993 dans Le Traquenard européen de Jean Monnet : « Hélas ! Trois fois hélas ! L'Europe qu'il nous léguait et dont Maastricht devait être le couronnement, n'est pas celle des peuples, c'est celle des affairistes et des profiteurs ». 

Afin de conforter, aujourd'hui tout ceci, nous publions la seconde partie de l'étude de Pierre-Emmanuel Lorrain (pages 19 à 33) consacrée à Richard von Coudenhove-Kalergi (1894-1972), le premier concepteur et architecte de l'Europe supra-nationale. Il y est dit en toutes lettres que dans ses travaux et ses écrits il s'y définit comme le père fondateur de la « genèse de la théorie du grand remplacement », dont on parle tant de nos jours, pour trouver son aboutissement dans la signature du Pacte de Marrakech (décembre 2018). Avant l'échéance désormais imminente de la consultation des élections européennes, il faut savoir de quoi il retourne, il faut connaître le dessous des cartes pour ne pas ignorer vers quelle direction nous conduisent les « grands manitous » de la politique mondialiste. 

Pierre-Emmanuel Lorrain nous le dit très clairement : Au rythme où se déroulent les événements, « il est aisé de comprendre que la dynamique démographique qui est en marche contribue à un remplacement du Français de souche par un Français d'origine étrangère et métissé. C'est même le grand remplacement qui roule à la vitesse d'un TGV s'accélérant chaque année. Coudenhove-Kalergi, dans ses rêves de jeunesse les plus fous, n'aurait certainement pu espérer pareils résultats. Si rien ne change radicalement aujourd'hui, demain la France ne sera plus composée que d'une population métissée, cosmopolite et urbaine, à tendance musulmane [...] Compte tenu de cette situation extrêmement préoccupante, il est impérieux que chacun prenne conscience de l'urgence à devoir réagir [...] Si nous ne réagissons pas pour défendre la France face à ses ennemis de l'intérieur et de l'extérieur, eux ne s'arrêteront pas dans leur lutte acharnée pour la détruire et la reconstruire selon leur idéologie ».  

Pour notre part, nous ne nous berçons pas d'illusions, le verdict sera rendu le 26 mai prochain et nous ne sommes pas très rassurés sur ce que réserve l'avenir, tant nous avons été échaudés à plusieurs reprises depuis de longues années. Nous disposerons de tous les éléments nécessaires pour revenir sur la question dans notre numéro de juin. 


Jérôme SEGUIN
  



1 - J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu (Éd. Fayard, 416 pages), dont nous recommandons vivement la lecture.
Les avis clients
Complément d'information : Bédoin .
5/5 Le blogue du Maître-Chat Lully.
.----. Bâti au pied du Mont Ventoux, le village de Bédoin appartient au Comtat Venaissin et faisait donc partie des Etats de l’Eglise, depuis 1274 jusqu’à leur annexion par la France révolutionnaire en septembre 1791. Contrairement à d’autres paroisses du Comtat, dans lesquelles des agitateurs avaient oeuvré pour qu’elles demandassent leur rattachement à la France, la population de Bédoin - qui était alors d’un peu plus de deux mille âmes – demeurait profondément attachée à l’administration pontificale, au catholicisme et à ses traditions séculaires. Les lois persécutrices de la révolution ne firent que renforcer ces sentiments de fidélité : après le vote de la constitution civile du clergé et les lois contre les congrégations, six prêtres réfractaires et deux religieuses insermentées vinrent chercher asile dans la paroisse. La proclamation de la république, l’exécution du Roi et l’établissement de la Terreur ne contribuèrent qu’à stimuler la résistance au régime opresseur : certains auteurs écrivent même que Bédoin reçut le surnom de « Vendée du midi ». En janvier 1794, la publication de la liste générale des émigrés entraîna la confiscation des biens de treize habitants de Bédoin. Les révolutionnaires du lieu se livrèrent au trafic des biens spoliés (pudiquement appelés « biens nationaux »), et s’adonnèrent à des orgies ou des beuveries qui scandalisèrent la population. Dans la nuit du 1er au 2 mai 1794, l’ « arbre de la liberté » qu’avaient planté les révolutionnaires, fut arraché et traîné hors des remparts, abandonné dans le « pré aux porcs », tandis que le bonnet phrygien qui le surmontait était jeté dans un puits partiellement comblé. Dans le même temps, les décrets de la convention qui avaient été affichés devant la mairie étaient arrachés, lacérés et piétinés… Dès le 2 mai, la municipalité révolutionnaire ouvrit une enquête afin de trouver les coupables, mais en vain ; l’administrateur du département du Vaucluse, Agricol Moureau, et le jacobin Etienne-Christophe Maignet, représentant de la convention, mandatèrent donc à Bédoin le quatrième bataillon de l’Ardèche commandé par Louis-Gabriel Suchet – futur maréchal d’empire – et l’agent national Le Go, qui arrêtèrent les nobles et les prêtres dont ils purent se saisir, ainsi que tous ceux qu’ils considéraient comme suspects, mais également les membres de la municipalité et du comité de surveillance, coupables de ne pas avoir empêché cet épouvantable crime de lèse-révolution ! Tous les habitants de sexe masculin rassemblés dans l’église furent – avec toutes les intimidations et menaces dont étaient coutumiers les apôtres de la liberté, de l’égalité et de la fraternité – sommés de dénoncer les coupables… sans résultat. Les troupes de Suchet et Le Go perquisitionnèrent, volèrent, pillèrent, profanèrent les objets du culte et renversèrent la flèche du clocher. Le tribunal criminel du département de Vaucluse, saisi de l’affaire, vint, à partir du 9 mai, siéger à Bédoin. Le décret qui lui donne mission est typique de la grandiloquente phraséologie terroriste : « Considérant que la justice ne saurait donner trop d’éclat à la vengeance nationale dans la punition du crime abominable qui s’est commis à Bédouin (sic), que ce n’est qu’en frappant sur le lieu même où il a été commis […] que l’on pourra porter l’épouvante dans l’âme de ceux qui oseraient encore méditer de nouveaux attentats […] le Tribunal Criminel du département de Vaucluse […] se transportera dans le plus court délai à Bédouin (sic), pour y instruire la procédure et y faire exécuter de suite le jugement qu’il rendra » (extraits de l’arrêté du 17 floréal de l’an II, c’est-à-dire du 6 mai 1794 en langage chrétien). Ce même arrêté précise encore sans ambigüité « que le pays qui a osé renverser le siège auguste de la Liberté est un pays ennemi que le fer et la flamme doivent détruire ». Le tribunal s’était déplacé avec une guillotine et trois bourreaux. Au terme du procès, soixante-trois habitants furent condamnés à mort, dix « mis hors la loi », une personne fut condamnée aux fers, treize à la réclusion et une dernière à une année de détention. Le jugement fut publié et exécuté le 28 mai 1794 en présence de toute la population rassemblée et à l’emplacement de l’arbre arraché : trente-cinq personnes furent guillotinées et vingt-huit fusillées. Les corps dépouillés furent ensuite jetés dans une fosse commune. Le 1er juin, Le Go fit savoir aux habitants de Bédoin qu’il leur accordait un délai de vingt-quatre heures pour quitter le village. Le 3 juin, les volontaires du quatrième bataillon de l’Ardèche livrèrent le village aux flammes : cinq-cents maisons ou édifices publics ainsi que huit chapelles furent détruits ; ils firent aussi sauter une partie de la voûte de l’église paroissiale. Les terrains agricoles du village furent rendus infertiles, les habitants de Bédoin assignés à résidence dans les communes environnantes furent soumis à des taxations, à des contrôles et à des mesures vexatoires. En langage révolutionnaire, Bédoin devint « l’infâme », « l’incendié », ou « l’anéanti ». Trois révolutionnaires modérés, André Brun, ancien maire, Louis Abril, procureur, et l’abbé Pierre-Louis Ripert, ex-curé constitutionnel, seront eux aussi exécutés le 27 juillet 1794. Le 4 mai 1795 néanmoins, afin de signifier la fin de la Terreur, un représentant en mission sera mandaté à Bédoin pour y célébrer une cérémonie de réhabilitation et permettre la reconstruction du village. C’est à cette occasion que, à l’emplacement de la guillotine, un monument commémoratif fut élevé, couramment appelé par les habitants : la pyramide. En 1821, des libéralités de Sa Majesté le Roi Louis XVIII et de Madame la duchesse d’Angoulème permirent la restauration de l’église paroissiale ainsi que nous pouvons le lire dans « L’Ami de la Religion et du Roi » [ Publié dans : Memento, Vexilla Regis le 27 mai, 2014 par " Le blogue du Maître-Chat Lully " | et suivi de 8 Commentaires ]
Merci à Jean Auguy !
5/5 Chemins secrets ; Vendéens et chouans .
Un écho : Restauration de la tombe Coudrin dans « Lectures françaises » : Les travaux de restauration de la tombe de François Coudrin, capitaine de paroisse de Montravers pendant les Guerres de Vendée, fait l’objet d'un article dans la dernière livraison de la revue Lectures françaises. Le dévoilement de la plaque en mémoire de François Coudrin, a été effectué par Jack Puaud, Richard Lueil et David Jean (maire de Montravers) L’opération de sauvegarde de cette tombe historique située dans le cimetière de Montravers a été menée par les Amis du Pont-Paillat, qui l’ont inaugurée, en présence du maire de Montravers, M. David Jean, le samedi 28 octobre 2017. Le compte rendu de cette manifestation a été publié sur ce blog ( Vendéens et chouans ) et sur Chemins Secrets. Merci à Jean Auguy pour cet écho publié dans la rubrique " Dans notre courrier " de la revue Lectures française n° 745, mai 2019, page 38.
Merci !
5/5 Jean Saumur 49 .
J'ai beaucoup apprécié votre notice sur le décès de Michel Georget que nous avions écouté contre les vaccinations à l'une de vos dernières journées chouannes .