Histoire de Louis-Philippe d´Orléans et de l´orléanisme (4 volumes)
CRETINEAU-JOLY (Jacques)
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De la part de Jacques Crétineau-Joly, ardent défenseur de la cause légitimiste, retracer l'histoire de la maison d'Orléans et de l'orléanisme semble relever de la gageure. Cette étude solidement documentée doit être replacée dans le contexte des années 1860, date de sa publication, à une époque où les combats faisaient rage entre les héritiers de la Révolution et les tenants de l'ordre ancien. Etouffée par un pouvoir bonapartiste en pleine ascension, la lutte armée s'engage hors des frontières, dans les guerres carlistes d'Espagne et dans les Etats du Pape menacés par l'unification italienne. En France, à défaut d'épée, elle dut prendre la plume. Journalistes et historiens s'affrontèrent, et parmi les plus virulents s'opposèrent les orléanistes, partisants de la branche cadette des bourbons, franchement déchue par la révolution de 1848, et leurs rivaux légitimistes fidèles à la branche aînée, qu'ils ont contribué à chasser du trône en 1830. 

L'ouvrage de Crétineau-Joly s'inscrit dans cet affrontement inextinguible. Sans sombrer dans le pamphlet, bien que viscéralement opposé à la cause orléaniste, l'auteur y retrace dans un premier temps l'histoire de la maison d'Orléans de ses origines au XIVe siècle jusqu'à la Révolution, à travers les portraits peu flatteurs de ses ducs, parmi lesquels Gaston, fils d'Henri IV, "le plus vil prince de l'histoire de France"; Philippe, frère de Louis XIV, oisif et débauché ; son fils, le Régent et ses scandales financiers ; Louis-Philippe, dit Philippe-Egalité, ambitieux régicide qui finit sur l'échafaud. Chargé de cette lourde hérédité le portrait de Louis-Philippe Ier, "usurpateur à force de complots", occupe la seconde partie de l'étude, aux derniers chapitres du Tome 1 pour sa jeunesse révolutionnaire, son opposition à Charles X, et sa prise du pouvoir en 1830, puis dans le tome II pour l'ensemble de son règne, jusqu'à son abdication en 1848 et sa mort deux ans après. De cette déchéance Crétineau-Joly tire une leçon de l'histoire pour frapper une dernière fois d'indignation la faction orléaniste, coupable à ses yeux des malheurs de la France.