Retour sur l´infaillibilité - Jugements solennels et magistère ordinaire et universel - Tiré à part AFS 165
LASSUS (Arnaud de)
2.00 €
Disponible en stock
La question des limites de l'infaillibilité pontificale et celle de la conduite à tenir en présence des enseignements de l'Eglise ne bénéficiant pas de l'infaillibilité se trouvent être, en période de crise dans l'Eglise, particulièrement importantes : la conduite des fidèles en effet est étroitement dépendante de la réponse qui leur est apportée. 
  • Nous assistons, depuis le Concile Vatican II, à une extension nonjustifiée de l'infaillibilité pontificale ; et, de ce fait, sont conférées au magistère ordinaire de l'Eglise les prérogatives du magistère extraordinaire. Une telle thèse oblige à considérer comme infaillible ce que le concile Vatican II a enseigné clairement en matière de foi et de moeurs ; elle conduit par là-même au relativisme doctrinal, certaines doctrines conciliaires (infaillibles selon la thèse envisagée) n'étant pas compatibles avec certaines doctines traditionnelles (elles-mêmes certainement infaillibles) ; elle aboutit à canoniser l'actualité ; on ne voit pas comment la concilier avec l'enseignement infaillible du concile Vatican I. 
  • Il s'agit là d'une question de fond qui intéresse tous les fidèles catholiques, clercs ou laïcs. Elle a déjà été abordée dans la brochure A.F.S. Note sur le magistère ordinaire et universel de l'Eglise (Supplément au n°145 de l'AFS) ; nous pensons utile d'y revenir, avec une argumentation plus complète, en publiant la synthèse de plusieurs entretiens entre Arnaud de Lassus et quelques prêtres amis, qui ont longuement étudié le sujet. 
  • La conclusion est simple. Il est incontestable que sont infaillibles :
  • -le pape quand il s'exprime "ex cathedra" ;
    - le magistère ordinaire et universel, compris au sens de magistère (enseignement) constant.
    On ne voit pas sur quelles bases pourrait se fonder une autre forme d'infaillibilité du magistère.