Algérie : mémoire déracinée
MAYER (René)
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Je savais peu de choses de mon père. Il n'aimait guère parler de lui-même et, sur son enfance d'orphelin, restait totalement muet. Il est mort à Nice, peu de mois après avoir été "rapatrié". Avide de revivre notre complicité d'antan, j'ai voulu découvrir ses origines et son passé.
La recherche de ses racines m'a conduit à explorer son lieu de naissance où sont également nés Albert Camus et le maréchal Alphonse Juin, le vainqueur de la campagne d'Italie, puis à étudier l'histoire de ce peuple éphémère et toujours vivant qu'on nomme ici "les Pieds-noirs".
Le calvaire des générations qui m'avaient précédé sur le sol algérien illustre avec cruauté un siècle et demi de destins croisés entre la France et le Maghreb. Tant de liens rattachent les événements révolus et ceux qui assaillent l'Algérie actuelle! Croyant se débarrasser du problème algérien, la France a bâclé sa sortie, sacrifié Harkis et Pieds-noirs et laissé étouffer dans l'œuf la démocratie algérienne. Ce problème, elle le retrouve à présent intact devant sa porte.
Pour comprendre aujourd'hui, il faut se souvenir d'hier.   

"Pied-noir", polytechnicien, Ingénieur général des Ponts et Chaussées, René Mayer a été haut fonctionnaire en Algérie. Avec Jacques Chevalier, Jean de Maisonseul, William Lévy etc., il fit partie des "Libéraux". Après l'exode, il a occupé des fonctions internationales en Grèce, dirigé l'I.G.N. et le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, présidé la Compagnie Boussac Saint Frères etc. Il est commandeur de la Légion d'Honneur.  

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