La vraie religion précédé de La vie de saint Augustin par son disciple et ami Possidius
AUGUSTIN (Saint)
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Après sa conversion en 386 à l'âge de trente-deux ans, s'ouvre dans la vie d'Augustin une période qui ne cessera qu'à son décès en 430. Le premier témoignage de cerre nouvelle ardeur à dire et vivre cette Vérité qu'il a cherchée pendant tant d'années d'errance intérieure, est une série d'ouvrages hisroriquement extraordinaires qui renouvellent à jamais la littérature et la philosophie en unissant la pensée et la poésie d'une langue issue du souffle musical dont use l'art oratoire latin. Augustin, par ses dons et sa formation, maîtrise parfaitement les géniales délicatesses de Virgile et les ampleurs respiratoires de Cicéron, deux auteurs qu'il connaît par cœur ; il sait la meilleure poésie et la meilleure éloquence, et l'auteur du De Musica sait aussi que les mots portent secrètement musique comme la pierre cache la sculpture future. Cette musique, le jeune converti la déploie en divers traités et dialogues afin d'unir le verbe d'homme aux indépassables raisons de la foi chrétienne: naissent ainsi entre autres le Contra Academicos, le De ordine, le De beata vita, le somptueux De libero arbitrio, les nombreuses œuvres où il morigène les doctrines manichéennes.
Vers 390, le traité de La vraie religion, ou De vera religione, vient couronner cette glorieuse suite apologétique et rationnelle, juste avant qu'Augustin ne devienne prêtre. Comme son nom ne l'indique pas, cet ouvrage n'est pas un traité de théologie mais la continue clarté d'une preuve philosophique de la vérité exclusivement attachée à la religion chrétienne. La sereine et lumineuse beauté avec laquelle saint Augustin expose ici le logos déployé au cœur du christianisme reste un modèle à tous égards.
Ce texte incontournable, qui fut nourriture pour tant d'écrivains et penseurs de toutes les époques, était devenu difficile d'accès. Nous le publions ici, accompagné d'un autre aujourd'hui introuvable: la première biographie consacrée au grand homme, d'autant plus précieuse qu'elle fut écrite par un témoin oculaire, Possidius, qui fut un saint, et dont la mission religieuse a permis qu'il côtoyât jusques à l'amitié celui qui allait devenir, toute époque confondue, le plus influent écrivain et penseur du christianisme, et, avec Platon et Aristote, le plus influent écrivain et penseur de l'histoire de la pensée.