Robert Brasillach ou encore un instant de bonheur
BRASSIE (Anne)
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Des écrivains "maudits" condamnés à la Libération, tels Céline ou Drieu La Rochelle, Robert Brasillach demeure le plus mal connu. Pourtant son nom et son œuvre ne se sont jamais effacés : la radio, la télévision, les critiques littéraires l'évoquent sans cesse, la plupart du temps, de façon partiale. Lui seul subit toutes les rigueurs de l'épuration : il fut fusillé en 1945, malgré une pétition réunissant les plus célèbres signatures de l'époque: Mauriac, Anouilh, Valéry, Camus, Colette, Cocteau, Jean-Louis Barrault.
Son destin, si bref - il est mort à trente-cinq ans -, son œuvre qui nécessite douze tomes, son engagement, son honnêteté et son courage posent des questions qui n'ont cessé de troubler ceux qui s'interrogent sur la place de l'écrivain dans la Cité. L'École Normale supérieure, l'Action Française, la critique, l'essai, la poésie, la polémique, le roman, le journalisme engagé à Je suis partout, le fascisme, l'antisémitisme, la collaboration, la quête éperdue du bonheur. Qui fut réellement Robert Brasillach ?
Ni accusation ni réhabilitation, cette biographie, qui a connu un remarquable succès, suit Robert Brasillach depuis son enfance et recueille chacune de ses paroles, même les plus violentes, révèle et explore ses écrits intimes inédits. C'est pourquoi l'Association des Amis de Robert Brasillach, fondée en Suisse en 1948, a décidé de rééditer à l'identique, ce livre publié chez Robert Laffont il y a vingt ans, à l'initiative du grand biographe Pierre Sipriot.  
"J'ai pu me tromper sur des circonstances, ou des faits, ou sur des personnes, mais je n'ai rien à regretter de l'intention qui m'a fait agir", a dit Robert Brasillach lors de son procès. L'opinion publique accepte les regrets des écrivains ayant soutenu des régimes totalitaires qui avaient déjà donné, avant-guerre, des preuves visibles de leur puissance meurtrière, en URSS et en Espagne. Le temps est peut-être venu qu'elle fasse le même effort de compréhension envers ceux qui, connaissant les goulags, les famines organisées et les massacres de Katyn, ont choisi un autre camp.