Cahier N°09 - L´aristocratie
AMIS DE GUY AUGE
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 Les aristocrates à la lanterne ! L'ignoble cri de la populace révolutionnaire consacrait-il le naufrage du deuxième ordre ? "La noblesse française, dira Joseph de Maistre, ne doit s'en prendre qu'à elle-même de tous ses malheurs". Assurément l'aristocrate du XVIIIe siècle, homme de salon pénétré de l'esprit des Lumières et adonné au luxe, libertin d'idées voire de moeurs, est éloigné du chevalier médiéval. Plus largement la noblesse a perdu de sa raison d'être, en étant déliée des services qui lui donnaient autorité. Pouvait-elle, aux siècles suivants, survivre à l'ascension de la bourgeoisie et au triomphe de l'économisme ? Etait-il temps au XlXè d'anoblir - et d'ennoblir - une part au moins de cette dernière ? L'homme supérieur de Nietzsche, ou le héros germain forcé dans les combats, représentent-ils à quelque degré des succédanés de noblesse ? La démocratie enfin suscite-t-elle une aristocratie autre ? Ces questions mêmes ne sont-elles pas dépassées ? Elles le sont, si le triomphe de la démocratie est sans retour. Car entre l'aristocratie, qui repose sur une vision traditionnelle de la nature humaine, de son imperfection et de sa possibilité de donner le meilleur d'elle-même, et la démocratie qui au nom de la liberté nie cette nature, l'opposition est absolue.
Contributions de : Jean-Pierre Brancourt, Thierry Buron, Alain Néry, Claude Polin et Claude Rousseau
Avec, dans ce cahier, un texte de Guy Augé Droit et Justice