Et l´Algérie devint française
CASTANO (José)
18.00 €
Disponible sous peu
Souvenez-vous de cette image qui illustrait nos livres d'histoire : Ventripotent, barbu, enturbanné et en colère ; le poignard au côté, l'éventail haut levé ; entouré de janissaires brunis et moustachus à la carrure impressionnante ; dans un décor oriental, un potentat courroucé invite à quitter ses salons un diplomate occidental inquiet, abasourdi, portant bicorne et grand uniforme.
Cette image d'Epinal a longtemps résumé un grand chapitre d'histoire. Pour plusieurs générations de Français, elle a symbolisé la conquête de l'Algérie, cette "perle" d'un Empire. On ajoutait d'ailleurs au coup d'éventail du dey Hussein au consul général de France, Pierre Deval et à la prise de la smala d'Abd el-Kader, quelques noms vedettes : De Bourmont, Bugeaud, Clauzel, le duc d'Orléans, Lamoricière, le duc d'Aumale. Ainsi, les historiens des livres scolaires ont-ils semé à loisir des idées dans l'esprit de leurs jeunes lecteurs de France et d'outre-mer : de telle sorte que le jour où le drame éclatera, le 1er novembre 1954, la surprise sera plus grande. A les lire, la prise d'Alger, en 1830, résultait d'une simple promenade militaire un peu aventureuse et la conquête de la Régence n'avait connu d'autre obstacle que la résistance épisodique d'Abd el-Kader.
Si l'on s'en tient aux souvenirs illustrés par l'image d'Epinal évocatrice de la conquête d'Alger dans nos livres d'histoire, on a tendance à simplifier le problème comme s'il ne s'était agi que d'aller venger, là-bas, un geste de mauvaise humeur. La vérité n'est pas si simple.
Ce n'est certes pas pour un coup d'éventail que la France va engager tant d'hommes et d'argent dans une expédition hasardeuse.
Mais alors, pourquoi donc ? C'est ce que révèle cet ouvrage destiné aux générations nouvelles, en projetant le lecteur dans l'Histoire, au rythme effréné des batailles héroïques, des actes de bravoure et des sacrifices sans fin.