Guetteur, qu´en est-il de la nuit ? Indochine
SOHET (Jo)
15.24 €
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A lire et relire le "Guetteur" l'émotion saisit et ne lâche plus. Car si, dans ces pages, on retrouve, égal à lui -même, l'homme d'Action, naguère constamment et discrètement disponible, voici que se révèle dans sa rigoureuse expression littéraire le philosophe et le poète de ses ardentes convictions.
Alliage riche et puissamment détonant ! Fusion de pudeur et d'audace, de certitudes et d'humilité, de discipline et de révolte, de violence et de tendresse, de repentir et de vindicte, d'amertume et de sérénité.
Il fallait que ces choses soit dites, et de la manière dont elles ont été écrites et décrites : cette mission du G.C.M.A.* aussi évidente à concevoir qu'impossible à réussir ; l'orgueil qu'elle généra en nous avant de faire place à la honte d'abandonner nos fidèles ; les splendeurs de ce pays envoûtant, ses sites, climats, ambiances, aussi divers que les personnages et les événements ; la chaleur des liens humains, des amitiés, des confiances, compensant le poids de leurs charges sur nos reins et nos consciences. Et puis les souffrances, la misère indicible du vaincu prisonnier ; d'un évadé sans espoir d'aucune victoire.
Quelqu'un d'impartial a conclu, dans sa préface : "Après tant d'années "peineuses" ma vraie fierté serait que de tels hommes puissent me compter comme l'un des leurs".
C'est signé "Anatole" leur chef, qui fut le nôtre.
Moi je dis : "Merci Jo, d'être qui tu es".
* Groupement de Commandos Mixtes Aéroportés. 
L'auteur : Jo Sohet est né à Médéa, en Algérie, en 1930. Il sut mener une brillante carrière de soldat (Chevalier de la Légion d'Honneur, médaille militaire) à l'encadrement de supplétifs vietnamiens avant d'être responsable, auprès du 11e Choc, d'une harka aéroportée en Algérie. En 1975, le Cercle Algérianiste le charge d'assurer la liaison avec les Français musulmans, tâche qu'il continue actuellement d'assumer.
Auteur de nombreux articles de réflexion dans "L'Algérianiste" dont plusieurs ont été reproduits dans de nombreux autres bulletins et revues et récemment par la Société d'Etudes Historiques de la Nouvelle-Calédonie, c'est un conférencier de grande valeur.
Il fut, en 1984, lauréat du premier concours de la nouvelle au Salon international des Arts et Lettres des Français d'Outre-Mer avant de devenir, de 1985 à 1987, président national du Cercle Algérianiste où il sut appliquer avec un remarquable altruisme cette "philosophie de l'effort d'âme" si chère à Jean Pomier.