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Dès le XIVe siècle, des théologiens tentèrent de fonder le droit sur la libre parole des individus, chacun étant directement relié à Dieu. Cette impatience à se dégager de la hiérarchie, qui définit alors la société médiévale soumise à l'ordre naturel que l'on sait établi par Dieu, se manifesta particulièrement pendant la Renaissance, et c'est dans ce contexte qu'apparut Luther, moine augustin de Wittenberg.
C'est le drame de la Réforme que nous fait découvrir Aimé Richardt. On découvre le tempérament de Luther, les ingérences, habituelles en ce temps-là, de la politique dans les démarches religieuses : Luther s'opposa à toute la chrétienté, du pape à l'empereur Charles Quint. Se mêlèrent alors querelles théologiques et volontés de puissance royales et nobiliaires dont les répercussions furent les sanglantes guerres de religion.
La séparation de l'homme et de Dieu jusque dans le sein de la religion est, assurément, le grand exploit de Luther. Nul encore n'avait osé émanciper à ce point la raison humaine. On aurait tort de passer sous silence son influence dans les grands débats d'idées qui ont secoué notre continent depuis la fin du Moyen Age.
"Ayant rompu avec la traditionnelle chrétienté, Luther allait changer pour longtemps les données de la vie publique." Michel Fromentoux
"Luther est la source du volontarisme moderne." Jacques Maritain 
Lauréat du Grand prix d'histoire de l'Académie française pour son Fénelon aux éditions In fine, Aimé Richardt a publié, chez François-Xavier de Guibert, Le jansénisme, Les Savants du Roi-Soleil, Les Médecins du Grand Siècle, Louis XV le mal-aimé, La vérité sur l'affaire Galilée, Calvin et Erasme (Lethielleux).