2017 - Le monde a besoin de la France - La France, le monde, la Vie !
MARTINEZ (Jean-Claude)
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Il y a la Syrie, Alep, nos positions diplomatiques folles, l'abandon de nos responsabilités au Levant et notre quasi retrait de la région. Avec évidemment les réfugiés qui arrivent ici, parce que nous n'avons pas participer au règlement des problèmes de là bas.
En Iran, nous avons fait pareil, sacrifiant pendant des années nos exportations automobiles et les marchés de Peugeot. En Russie c'est équivalent. Tous nos paysans, à commencer par nos éleveurs porcins, le savent et supportent les conséquences de notre embargo idiot. Parce que pour satisfaire les angoisses de la Pologne, des Baltes et des Finlandais, plus les projets des Etats Unis et les menées de la fondation Soros, plus connue sous le nom d'Open Society Foundations (OSF), arrosant financièrement certains de nos médias, nous nous occupons de l'Ukraine et de la Crimée où ne sont pas nos intérêts.
Tout cela, même les aveugles le voient. Mais on ne voit pas l'ampleur du désastre et la retraite de nos armées diplomatiques de tous les champs de bataille politique du monde. Parce que la France se retire même de chez elle, c'est à dire de l'Afrique francophone, remplacée par la Chine, la Turquie et, en moindre mal, par le Maroc Le sommet de l'inconscience est toutefois atteint en Amérique Latine. Un exemple permet de mesurer où on est entrain d'arriver dans le démantèlement de notre outil diplomatique et le renoncement à notre statut politique.
Ainsi au Paraguay, non seulement le consulat de France vient de fermer à Asuncion , mais notre nouvel ambassadeur , nommé il y a un an, membre de la Cour des comptes , et donc avec la vision d'un comptable , est chargé de vendre notre ambassade. Pour faire quelques économies, au prétexte de diminuer le déficit du pays. On vend ainsi nos ambassades ou nos bâtiments à tour de bras. A Washington par exemple, la résidence de notre représentant permanent auprès de l'OEA, pour 2, 5 millions de dollars ; à Bruxelles la résidence de notre représentant auprès de l'OTAN, pour 2,8 millions d'euros ; à New York, la résidence de notre représentant auprès de l'ONU, pour 40 millions de dollars ; ou au Cap encore, en Afrique du Sud , la résidence de l'ambassadeur pour 1, 75 million d'euros.
C'est une politique de restrictions budgétaires dites de la RGPP, pour revue générale des politiques publiques, avec, de 2006 à 2013, 1889 emplois de diplomates supprimés. Soit 12 % de nos effectifs diplomatiques. Le tout parce que notre réseau diplomatique coûte 500 millions d'euros par an.
Désormais, nous allons louer à Asuncion, un espace dans l'immeuble de l'Union européenne ou se regrouper avec l'Allemagne. On parle de « co-localisation ». Par exemple à Daca , au Bengladesh , où Allemagne et France pratiquent la co-habitation, comme au Koweit ou à Pyongyang en Corée du nord.Et comme l'euthanasie s'appelle maintenant la « sédation profonde » , les terroristes des « radicaux » , les privilèges fiscaux des « niches fiscales » ou les délinquants des « jeunes » , la fermeture de nos ambassades et le repli du drapeau se désigne sous le nom de « postes à représentation diplomatique réduits". C'est à dire réduit à 3 fonctionnaires seulement .80% de nos ambassades fonctionnent à ce format « un ambassadeur + 2 conseillers » ou moins. On envisage même des « ambassadeurs solo », au prétexte que le Canada, la Suède ou la Norvège pratiquent cette diplomatie low cost. Mais la France est-elle la Suède ou le Canada ?
Autrement dit, en termes concrets, à Asuncion , la France s'en va ou s'estompe . Juste au moment où Israël ouvre une ambassade, comme la Grande Bretagne aussi, et pendant que même les coréens, les australiens ou les néo-zélandais , renforcent eux leur présence.
Bien entendu aussi, les 1500 français présents au Paraguay sont ainsi abandonnés, avec l'obligation de se rendre à Buenos-Aires et d'y séjourner pour la moindre formalité. Ce qui signifie que de nombreux Français qui n'en ont pas les moyens ni le temps ne pourront s'y rendre et opteront peu à peu pour la nationalité paraguayenne. A terme, le lycée français et l'Alliance française, pourtant particulièrement actifs et en constant développement, pourraient finir à leur tour par être sacrifiés, au nom des raisonnements de chaudrons comptables troués.
Et le programme de monsieur Fillon, avec ses amputations de 500 000 fonctionnaires, ne laisse peu de doute. D'autant que cette fermeture au Paraguay, a été décidée en 2010. Par le gouvernement de monsieur Fillon, qui de l'Elysée pourrait achever l'application de ses décisions de Matignon. Sauf évidemment si au bout de la fermeture des milliers de bureaux de poste ruraux, des gendarmeries, des agences de l'EDF et même des ultimes cabines téléphoniques dans les villages isolés, les français, devant ce démantèlement et ce repli, ont enfin le sursaut. Pour comprendre que l'avenir ne se bâtit pas à coup de restrictions, mais avec une vision.