INFODICTAT - Résister et s´informer à l´ère du digital
FRION (Pascal)
19.00 €
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Pendant des siècles, nous avons eu peu d'information. Après cette longue période désertique, nous avançons aveuglément dans une période diluvienne. Nous subissons le dictat de l'information, nous sommes tombés dans le piège de l'information (info-connectés - infobsédés - info-addicts - infobèses - infoxiqués). Cette situation a été relativement soudaine et nos modes de pensée sont inadaptés. Nous avons considéré à tort qu'il suffisait de passer en revue de l'information pour s'informer.
Ce livre dresse un bilan général sur nos manières de nous informer dans l'intelligence à l'ère du digital. Il évoque des errements, présente des pièges et des dangers et propose une manière plus robuste de s'informer au début du 21è siècle. Il est destiné aux professionnels en général et aux activités de renseignement en entreprise, police, armée et sécurité nationale, en particulier. Première partie : nos manières de nous informer sont archaïques, nos sous-jacents sont fragiles.
Nous sommes bien naïfs et immatures lorsqu'il s'agit de nous informer. L'objet information est confondu avec l'état d'être informé et avec l'action de s'informer. Nos racines sont peu dynamiques, nous avons des outils spectaculaires, mais nous n'avons pas ou peu de méthodologie. Nous n'avons pas encore digéré notre passé, nous ne sommes pas près pour le présent et nous n'avons pas de vision pour l'avenir : nous manquons de recul, de maturité, de lucidité, de litératie.
Nous survolons ou ignorons trop souvent les biais cognitifs, les attributs de l'information, les mythes informationnels, les métaphores simplistes, la chance, les ritournelles fausses ou fragiles. Deuxième partie : pièges, dangers et nuisances associés à nos manières de nous informer. Est-ce grave ? Les pièges, les dangers et leurs nuisances apparaissent lorsque nous ne réfléchissons pas ou mal sur nos manières de nous informer, comme confondre la médiocrité de l'information avec la richesse de l'action de s'informer.
Un risque un peu moins grave, est celui de réfléchir trop dans certaines situations et de ne plus agir. Est-ce grave de dire je veux toute l'information, est-ce grave d'être surinformés, est-ce grave d'être addicts à l'information ? Oui c'est grave et cette deuxième partie le démontre. Elle dresse aussi un bilan sur les fragilités présentées dans la première partie. Infobéses, infobsédés, infoxiqués, nous ne sommes pas près à nous battre et à bouger vite et bien.
La chance ne devrait pas êre le modèle de base pour nous informer. Nous sommes une armée de paix. Nous développons peu l'anticipation (génération give up !). La situation ne va pas s'améliorer d'elle même, il va falloir prendre notre avenir en main sans tarder. Troisième partie : propositions pour s'informer dès aujourd'hui : la méta-intelligence. Bonne nouvelle, ce manifeste arrive très tôt dans cette évolution.
Une proposition est organisée pour lutter contre les fragilités vues dans la première partie, dont la gravité a été explicitée dans la deuxième partie. Cette proposition est originale car elle ne se centre pas sur l'information. La méta-intelligence prend du recul et intègre deux autres approches humanistes, des méthodes, des outils, des chronologies, une région inventée par l'auteur, ainsi que des critères pour construire des démarches robustes voire anti-fragiles, pour s'informer.
Envoi : à travers les âges, la surinformation a émergé et des sages se sont opposés aux innovations telles que l'écriture ou l'imprimerie. A notre tour d'inventer une manière de s'informer à l'ère du digital. L'auteur appelle à un rassemblement pour poursuivre la réflexion et l'action.  
Pascal Frion s'appuie sur son expérience en entreprises depuis 1998, auprès de petites entreprises, qui ne pratiquent pas souvent l'acceptation de l'information, mais plutôt la tolérance et surtout l'évitement de l'information. Praticien, consultant et formateur depuis 1998, chercheur indépendant depuis 2005. Issu de l'intelligence d'entreprise, il confronte ce qu'il a observé dans les entreprises, avec les pratiques dans la Police, dans l'Armée et dans la Sécurité Nationale.
Ancien membre ou membre actif de différentes associations comme : Ihedn, Académie de l'intelligence économique, Synfie, Institut de Locarn, Scip, Iafie, Ialeia, Iaca. Service National dans l'intelligence économique à Dci-Intelco. Co-fondateur de trois sociétés : dans l'intelligence éonomique (Acrie), dans la cartographie prédictive anti-criminelle et dans les réseaux d'appuis locaux aux projets de développement.
Thèse de doctorat réalisée à mi-temps entre 2008 et 2012, soutenue fin 2012, récompensée d'une mention spéciale en 2013 par l'Académie de l'Intelligence Economique et remise par Alain Juillet, ancien numéro 2 de la Dgse. Dans sa thèse, il constatait l'échec du discours sur l'intelligence économique depuis 20 ans à destination des petites entreprises. Il est intervenant au niveau international dans la Applied Intelligence Education (entreprises, police, militaire, séurité nationale).
Intervenant en entreprises, en universités et en écoles, en France et à l'étranger
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