Lux ex oriente - Ni vers Jérusalem, ni vers la Mecque, mais vers l´Orient
COCARD (Père Paul)
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"Tournons-nous à nouveau vers le Seigneur ! Depuis le jour de son baptême, le chrétien ne connaît qu'une Direction : l'Orient". (Cardinal Robert SARAH, III Sacra Liturgia. Londres, 2016.)
Le soleil se lève à l'est. Le Christ, vraie Lumière, élevé aux cieux à l'orient de la Ville sainte, est pour les chrétiens le véritable Orient. Après son Ascension, ses disciples se tournent vers l'est pour prier. Jusqu'à la fin du Moyen Âge, l'Église manifeste ainsi l'attente de son retour. Avec la naissance de l'humanisme et du protestantisme, pour des considérations profanes, l'orientation géographique des églises est relativisée voire ignorée. L'orientation liturgique est néanmoins respectée jusqu'au concile Vatican II. Dès la fin du Concile, celle-ci est aussi abandonnée pour des célébrations davantage tournées vers l'homme.
Face à cette désorientation de la liturgie, de nombreuses réactions se sont manifestées. Mais la participation à une célébration ad orientem, même dans sa forme traditionnelle, suffit-elle pour exprimer une véritable attente du retour du Christ ? N'est-il pas nécessaire, dans un monde si fasciné par les oeuvres de l'homme, que le chrétien reprenne en compte l'univers créé ? Immergé dans ses relations humaines, confronté aux adeptes d'autres religions, il est vital pour sa Foi qu'il se tourne vers Celui dont le soleil levant est signe et rappel de son Espérance. C'est un geste adéquat à son attente du Seigneur, dès sa prière matinale. 
Le Père Paul Cocard, né en 1953, est Frère de Saint-Jean depuis 1981. Élève de Jean de Viguerie, il a fait sa thèse sur L'Ordre de la Merci dans le royaume de France et a publié une dizaine d'articles sur celui-ci. Licencié de l'Institut Pontifical des Sciences Arabes et Islamiques, il a travaillé au Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux. Il est aussi l'auteur de La Communion sur la langue, une pratique qui s'impose chez DMM.