Le monitum du Saint-Office sur les ouvrages du Père Teilhard de Chardin suivi de Réflexions sur le Teilhardisme
JUGNET (Louis)
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Avec Teilhard nous sommes en pleine confusion entre l'ordre naturel et l'ordre surnaturel. De même, entre l'esprit et la matière. Pour Teilhard il n'y a pas matière et esprit, il y a "la Matière devenant Esprit". Il insiste en disant que l'Esprit est "l'état supérieur de la Matière". Il s'écrie, dans son hymne à l'Univers : "Tu règnes, matière, dans les hauteurs sereines, où s'imaginent t'éviter les saints. Chair si transparente et si mobile que nous ne te distinguons plus d'un esprit." 

Et encore : "Matière fascinante et forte, matière qui caresse et qui virilise, je m'abandonne à tes nappes puissantes. La vertu du Christ a passé en toi ; par tes attraits, entraîne-moi ; par ta sève, nourris-moi. Par ta résistance, durcis-moi. Par tes arrachements, libère-moi. Par toi-même, enfin, divinise-moi." 

De telles conceptions sont absolument contraires à l'enseignement de l'encyclique Humani generis qui rappelle expressément la distinction essentielle entre la matière et l'esprit et qui s'élève contre "l'hypothèse moniste et panthéiste d'un Univers soumis à une évolution perpétuelle".