Histoire de saint Rémi
ARMAND (Thomas Prior)
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À l'heure où les puissances des ténèbres, liguées pour que la civilisation chrétienne disparaisse par l'action organisée de la juiverie et de la franc-maçonnerie, qui plonge le monde dans le naturalisme (comme l'explique le père Denis Fahey dans son livre la royauté du christ et le naturalisme organisé, publié aux ESR), la magnifique réédition de ce livre oublié est plus qu'opportune. Il est enrichi de la reproduction taille réduite, des gravures très fines, rehaussées à l'aquarelle, des tapisseries de la vie de Saint Remi. 

Ce n'est pas pour rien que Charlemagne obtint que la fête de saint Remi se célébrât solennellement, et comme les fêtes de la plus grande obligation, dans toute la France et dans tout l'empire, ce qui fut ordonné dans le concile de Mayence, l'an 813. 

Qui fête aujourd'hui avec solennité saint Remi ? N'y a-t-il pas urgence à recourir à ce grand saint thaumaturge, fondateur de la France ? est-il personne à qui la nation française soit plus redevable qu'à saint Remi ? est-il, malgré cela, quelqu'un de moins connu ? ne dirait-on pas que la vie de cet illustre prélat se résume en quelque sorte dans le baptême et le sacre du roi Clovis ? À part ce fait, que sait-on de lui ? 

"Saint Remi parut à la plus grande époque de transition que présentent les annales du monde. C'était au plus fort de la lutte engagée entre l'ancienne civilisation et la barbarie qui portait dans son sein le germe de la civilisation moderne. Il ne cessa d'intervenir dans le conflit de la manière la plus active, et son action, appuyée de tout l'ascendant que lui donnaient son génie et ses vertus sur l'esprit de ses contemporains, exerça une influence décisive sur l'événement le plus important qui jamais ait changé les destinées d'un peuple. C'est donc l'histoire de la Gaule, pendant la plus grande partie du ve siècle et dans les premières années du vie, qu'il fallait retracer, pour bien faire." 

"On nous reprochera peut-être de nous exagérer le mérite de cet illustre prélat et l'importance du rôle qu'il a rempli sur la scène politique. Le reproche serait-il fondé ? évidemment, non. La régénération sociale de cette époque n'est intelligible qu'avec la plus grande puissance morale dans les agents employés à l'accomplir. Tous les évêques y concoururent sans doute ; chacun d'eux s'empressa d'apporter une pierre pour la construction du nouvel édifice ; mais aucun ne représenta comme saint Remi l'action de la Providence sur la marche des événements et sur les destinées de notre pays. Toujours à la tête de ces ouvriers apostoliques, dirigeant leurs travaux, sans cesser pour cela de mettre la main à l'œuvre, il parvint, en réunissant tous ces matériaux épars à ceux que recueillait journellement son zèle, il parvint, disons-nous, à édifier un monument aussi admirable par ses proportions gigantesques que par ses éléments de force et de durée : la Société française dans l'unité catholique."