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Confessions précédé de Les Poètes maudits

Référence : 70361
1 avis
Date de parution : 24 janvier 2012
Auteur : VERLAINE (Paul)
EAN 13 : 9782916727882
Nb de pages : 236
19.00
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Description
Chez Verlaine, le "prince des poètes" fait parfois oublier le génie du prosateur qui, de confessions en essais critiques, demeura finalement l'un des écrivains les plus écoutés de son temps, gagnant l'unanimité sans la rechercher. L'écriture autobiographique et l'écriture critique se mêlent chez lui dans un style d'une finesse inimitable où toute distinction s'avère artificielle entre l'objectivité et la subjectivité. C'est dans la fantaisie que l'ami qui enseignait jadis à Rimbaud combien la musique était prise dans le verbe et combien la poésie s'animait de la libérer afin de faire mieux luire le Sens, c'est dans le détachement burlesque que Verlaine, désormais mûrissant, et se renouvelant silencieusement sans cesse, devient, avec l'infaillible acuité qui rappelle celle du grand aîné Baudelaire, un prophète aujourd'hui méconnu. Avant que toutes les audiences ne se soient constituées, il reconnaît la grandeur à même l'exigeante discrétion de certains de ces artistes mangeurs de pain noir qu'il appelle les "poètes maudits" et dom tous les noms survivront au temps.
Cet homme dont la richesse intérieure sait unir la dérision, le baroque, la rigueur, la musique, la pensée, le classicisme, a fait de sa page une constante avant-garde qui n'est autre que celle de l'authenticité au travail. Verlaine, pas moins que Rimbaud mais "parallèlement", en un pèlerinage autre, en un chemin auquel est consubstantiel le recueillement, entend toujours mieux en soi la voix de l'Essentiel dont il constate la sublime autant que miséricordieuse Différence.
Le Dieu confessé à qui Verlaine, en dépit des quotidiens accidents de son aventureuse et douloureuse existence, n'oubliera plus d'être fidèle, est un Dieu aimant et aimé. Le catholicisme de Verlaine est une religion révélée tout en nuances et beautés, la religion d'un homme à qui les épreuves montrèrent, mystérieux et pénétrant, le Cœur de l'Absolu. La douceur du divin Cœur se reflète analogiquement dans les accents de la langue que sut recevoir et prononcer l'âme de Verlaine, poétique, quintessente et blessée.
Maxence Caron
TitreConfessions précédé de Les Poètes maudits
Auteur VERLAINE (Paul)
ÉditeurVIA ROMANA (EDITIONS)
Date de parution24 janvier 2012
Nb de pages236
EAN 139782916727882
PrésentationBroché
Épaisseur (en mm)2
Largeur (en mm)135
Hauteur (en mm)205
Poids (en Kg)0.29
Critique du libraire
Chez Verlaine, le "prince des poètes" fait parfois oublier le génie du prosateur, cependant l'écriture autobiographique et l'écriture critique se mêlent chez lui dans un style de finesse inimitable. Ses "Confessions" donnent la réponse des vers de "Sagesse" : "Qu'as-tu fait, ô toi qui voilà, Pleurant sans cesse, Dis, qu'as-tu fait, toi qui voilà, De ta jeunesse ?". Le catholicisme de Verlaine est une religion révélée toute en nuances... Préface de Jean-Baptiste Amadieu.
Les avis clients
Les débuts de sa vie / Ils sont devenus célèbre .
5/5 L'Homme Nouveau .
.----. La vie de Verlaine semble être celle d’un homme constamment accroché à la paroi d’une gorge profonde, bien conscient de s’y trouver et qui préfère s’installer dans une niche inconfortable plutôt que de s’épuiser à grimper jusqu’au sommet. Son regard oscille constamment entre le peu de ciel qu’il aperçoit, dont il sent avec plus d’acuité qu’aucun homme les quelques rayons qui lui parviennent, et le fond du précipice où la gravité ne cesse de l’attirer. C’est le début de cette vie vertigineuse que Les Confessions raconte, précisément jusqu’à la rencontre de Rimbaud. Il y détaille sa naissance, son enfance et son adolescence, qui sont aussi celles de ses vices, luxure, paresse et ivrognerie, qui croissent autant que baisse sa foi, quels furent ses années de collège et son passage à l’armée, et surtout le mariage avec Mathilde, mariage d’amour qu’un fugitif des Ardennes allait pulvériser. Le style est hésitant, aussi cahoteux que sa vie en fait, plein de lourdeurs et de phrases peu correctes, et bien entendu constellé de vers, les siens, ceux de ses amis, ou ceux du bon peuple. Les Poètes maudits est ce célèbre recueil d’articles destiné à présenter ces poètes qui, à l’époque où l’on estimait Coppée et Catulle Mendès, étaient parfaitement inconnus (sinon dans les tavernes), à savoir Corbière, Rimbaud, Mallarmé, Marceline Desbordes-Valmore, Villiers de l’Isle-Adam et Bleu Coton. La roue a été tournée et ce sont eux qui sont maintenant les plus célèbres, ils ont été longuement analysés et commentés, mais le regard que leur porte Verlaine reste intéressant. Une édition de Verlaine prosateur, mais jamais loin du vers. [ Philippe Kersantin dans " L'Homme Nouveau " numéro 1536 - 16 février 2013 ]