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La Méditerranée - Conquête, puissance, déclin

Référence : 95361
1 avis
Date de parution : 4 avril 2018
Collection : DDB.HISTOIRE
EAN 13 : 9782220091945
Nb de pages : 372
21.50
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Description
Depuis trois mille ans, la Méditerranée a fasciné les conquérants et tous ceux qui rêvent d'en faire un lac intérieur de paix et de prospérité. Ulysse, les Romains, Justinien, les chevaliers francs, Saladin, les Vénitiens, Soliman le Magnifique, Barberousse le pirate, Bonaparte et sa folle expédition d'Egypte, l'Europe colonisatrice, Hitler et son plan B, Nasser, les défenseurs de l'Union pour la Méditerranée, tous ont rêvé de s'emparer de la Méditerranée et de la dominer. Sans oublier les migrants qui rêvent de la traverser, les islamistes qui veulent voir triompher leur idéologie, les amoureux de ses rivages, de ses ports et de ses îles. Aucun n'a pu définitivement la soumettre. Dans cet essai qui se lit comme un roman, l'auteur nous convie à un périple autour d'une mer éternelle qui, dans un monde de menaces, réveille les désirs et incarne l'espoir. 
Jean-Paul Gourévitch, docteur en sciences de l'information et de la communication est consultant international sur l'Afrique, les migrations et l'islamisme radical. Il est l'auteur (inclassable) de nombreux ouvrages très divers : essais, romans, biographies, beaux livres, ouvrages pour la jeunesse et sur la littérature de jeunesse.
TitreLa Méditerranée - Conquête, puissance, déclin
Auteur GOUREVITCH (Jean-Paul)
ÉditeurDESCLEE DE BROUWER DDB (EDITIONS)
Date de parution4 avril 2018
Nb de pages372
CollectionDDB.HISTOIRE
EAN 139782220091945
PrésentationBroché
Épaisseur (en mm)24
Largeur (en mm)140
Hauteur (en mm)216
Poids (en Kg)0.41
Les avis clients
Jadis berceau de l’Europe, la Méditerranée apparaît aujourd’hui comme le cauchemar des Européens.
5/5 Boulevard Voltaire .
.----. Aristide Leucate Docteur en droit, journaliste et essayiste : En des pages débordantes de poétique bienveillance mais, néanmoins, non dépourvues de lucidité, l’inclassable Jean-Paul Gourévitch, dans son dernier opus, a entrepris de retracer en quelque 350 pages le grand rêve méditerranéen scandé en 17 chapitres, chacun illustré de cartes qui sont autant d’angles de vue pour appréhender d’un regard, à la fois étendu et précis, la complexité d’un carrefour civilisationnel à nul autre semblable dans le monde . « La Méditerranée est une machine à fabriquer de la civilisation », écrivait Paul Valéry, qui ajoutait que « la Rome de Trajan, et que l’Alexandrie des Ptolémées nous absorberaient plus facilement que bien des localités moins reculées dans le temps, mais plus spécialisées dans un seul type de mœurs et entièrement consacrées à une seule race, à une seule culture et à un seul système de vie » (La Crise de l’esprit, première lettre, 1919). Car du rêve méditerranéen a toujours jailli cette utopie d’une civilisation éponyme, une et diverse, qui fut bien plus qu’un condominium, un véritable empire, que celui-ci fût politique ou onirique. La Méditerranée, c’est d’abord une géographie aussi fascinante que vertigineuse : « Elle constitue un carrefour où se rencontrent l’Europe, l’Afrique et l’Asie et couvre un espace de trois millions de kilomètres carrés qui s’étend de Gibraltar à Beyrouth sur une longueur de 3.500 kilomètres […]. Dans sa plus grande largeur, de Venise aux côtes libyennes, elle dépasse les 800 kilomètres. Elle abrite aujourd’hui sur ses côtes 28 pays différents représentant une population estimée en 2018 à environ 725 millions d’habitants avec 5 pays qui en abritent à eux seuls plus de 60 % : la Russie, l’Égypte, la Turquie, la France et l’Italie. » Mais Mare Nostrum est également une géopolitique, soit une politique toute voile dehors amarrée aux réalités des peuples et de leurs territoires. Comme l’écrit joliment Gourévitch, moins pour reprendre un lieu commun que pour en souligner l’idiosyncrasie, « la Méditerranée est une femme. Elle a toujours été traitée comme telle, qu’on veuille la conquérir, la dominer ou contracter mariage avec elle ». Amante, sœur, mère, grand-mère ou cousine, son ambivalence quasi incestueuse a toujours été fondatrice, dialectiquement irriguée par le vitalisme dionysiaque et la sapience apollinienne. Constamment séduite mais à jamais indomptable et jamais totalement conquise, ou pour un temps seulement, cette mer au milieu des terres a nourri les songes les plus extraordinaires des plus intrépides conquérants à celui, plus littéraire mais non moins fantasmagorique, de l’auteur qui se prend à chimériser l’assomption improbable de Homo mediterraneus, cet homme au grand midi, « libre, jouissif et raisonnable » qui tournerait enfin et définitivement le dos à l’hubris dont nos aïeux attiques surent si justement décrire les désordres. Mais le propre des rêves n’est-il pas de s’échouer sur les récifs du réel ? De l’Ulysse homérique à l’Empire romain, de la thalassocratie byzantine de Justinien à la Méditerranée arabe et ses conquêtes djihadistes des VIIe-Xe siècles (déjà…), du réveil des croisades à celui de Venise, du rêve ottoman (XVe-XVIIe siècles) au cauchemar des pirates barbaresque (XVIe-XIXe siècles), des conquêtes coloniales aux désillusions nationalistes du XXe siècle, que de grandeurs espérées et d’ambitions déçues… À la fin du XXe siècle, trois Méditerranée coexistent : la Méditerranée occidentale, déchristianisée et démocratique, la Méditerranée orientale orthodoxe et autoritaire et la Méditerranée des satrapes sahélo-musulmans. Autant de corridors où se perd, désormais, la civilisation européenne prise en tenaille entre l’hédonisme héliotropique et turbo-touristique et le virilisme des migrations de masse sur fond de Reconquista mahométane. Jadis berceau de l’Europe, la Méditerranée apparaît aujourd’hui comme le cauchemar des Européens, avant que de finir par les ensevelir sous son tombeau. [ Sur Boulevard Voltaire le 31 Mai 2018 ]